ST on FACEBOOK
DOWNLOAD NOW
ARCHIVES
CONTACT
onelight@stereotree.net
07/09/2013
[News] Numérologie
Pas forcément sous les spotlights, mais toujours en activité, King Chip, anciennement connu sous le nom de Chip The Ripper, nous donne de ses nouvelles. En effet, le MC de Cleveland, Ohio, nous propose un nouveau street album intitulé "44108", soit 19 tracks carrossés et efficaces comme il a coutume de nous abreuver relativement régulièrement.
Jamais seul, King Chip a convié quelques grosses pointures du moment ou intemporelles comme son frère d'armes Kid Cudi, Pusha T, Travi$ Scott, Scarface, Layzie Bone ou encore GLC. Niveau beats, on retrouve quelques habitués tel Cardo, WZRD ou Lex Luger... Bref, que du bon, notamment l'excellent et occulte "Old English" ou encore le contagieux "Vortex"!
Download: King Chip "44108"
Article Rédigé et Publié par
Rip Laimbeer
à
15:44
0
commentaires
Libellés : 44108, cardo, download, glc, kid cudi, king chip, layzie bone, lex luger, news, pusha t, scarface, travi$ scott, wzrd
13/09/2011
[Chronique] Ski Beatz - 24 Hours Karate School Part. 2 (2011)
Label: Blu Roc
Date de sortie: 28 Août 2011
Production: Ski Beatz.
Featurings: Locksmith, Mikey Rocks, Stalley, Freddie Gibbs, Cassidy, Stat Quo, GLC, Tabi Bonney, L.E.P., Bogus Boys, Terri Walker, Nicole Wray, Dash, Najee.
Dans la famille "longévité exemplaire", donnez moi Ski Beatz. Le beatmaker, surnommé MC Will-Ski dans une autre vie, a définitivement mais discrètement jalonné l'histoire du Hip Hop, de ces débuts à la production pour Camp Lo ou Jay-Z ("Dead Presidents", s'il ne faut en citer qu'un), à cette récente renaissance avec les marquants "Pilot Talks 1 & 2" de Curren$y ou encore l'excellent premier volet du projet qui nous intéresse ici, "24 Hours Karate School". Toujours proposé par le pour l'instant irréprochable label Blu Roc de Damon Dash, ce "Part. 2" déboule donc sans fard dans nos oreilles, avec un plaisir certain.
En effet, comment ne pas remuer frénétiquement la nuque devant la fine sélection de bangers, certes Boom Bap, mais toujours aventureux et clairement couillus, que nous propose le vétéran originaire de Caroline du Nord. Cet opus, est court (douze titres) mais dense et totalement homogène, sans baisse de tension aucune. Les beats sont éclectiques ("Frontin"), électriques ("Metabolic", "Illegal") ou épiques ("Looking For Me"), mais toujours maîtrisés par le producteur qui est avant tout un musicien accompli et polyvalent. Celà se ressent notamment par les rythmiques très live et les guitares très présentes, pour notre plus grand bonheur.
Le casting, quand à lui, fait la part belle aux nouvelles têtes, du véhément Locksmith au plus flegmatique Tabi Bonney, en passant par STS, le prometteur Freddie Gibbs ou le désormais incontournable Stalley sur le trop court "Larry Bird". On citera aussi Mikey Rocks des Cool Kids, Cassidy de The LOX, ou encore Stat Quo ou GLC, parmi les visages connus. En somme, un roster de bon goût, jamais clinquant, mais clairement performant et surtout qui épouse magnifiquement les sons du senseï Ski Beatz.
Voilà donc un LP Hip Hop comme on les aime, efficace, sans prétention, résolument moderne sans pour autant se départir d'un certain héritage, bref, totalement dans l'air du temps et qui pourtant a le profil de ces albums qui ne vieillissent pas (trop) au fil du temps. Quoiqu'il en soit entre Ski Beatz et les projets Blakroc, Dame Dash a su ramener un son clairement estampillé Blu Roc qui, pour le moment, semble faire mouche à chaque sortie. Souhaitons que ça dure!
Article Rédigé et Publié par
Rip Laimbeer
à
14:58
0
commentaires
Libellés : blu roc, bogus boys, cassidy, chronique, damon dash, freddie gibbs, glc, locksmith, mikey rocks, najee, nicole wray, ski beats, stat quo, sts, tabi bonney, terri walker
10/08/2011
[Chronique] Kendrick Lamar - Section 80 (2011)
Genre: Hip HopLabel: Top Dawg Entertainment
Date de sortie: 2 Juillet 2011
Productions: J.Cole, Sounwave, THC, Willie B, Tommy Black, Tae Beast, Terrace Martin, Iman Omari, Wyldfyer, Dave Free.
Featurings: RZA, Colin Munroe, GLC, Schoolboy Q, Ab-Soul, BJ The Chicago Kid, Ashtro Bot.
En figurant sur la cover du magazin XXL listant les espoirs de l'année 2011 et en bossant avec Dr. Dre sur le trop attendu (et désormais indésirable "Detox"), Kendrick Lamar a vu se créé autour de lui une certaine hype faisant de lui l'un des rookies à suivre absolument. Cette (déjà) troisième livraison discographique qu'est "Section 80" va donc permettre de juger du talent du jeune homme originaire de Compton, où il passé sa jeunesse, faite d'études brillantes et de fusillades subies.
Le moins que l'on puisse dire à la première écoute de ce "Section 80", c'est que la barre est placée très haut. Véritablement très haut. Premier bon signe, il est quasiment impossible de zapper un seul morceau, tant la production, de qualité, est homogène et cohérente tout du long. Lamar se permet ainsi de placer l'addictif single "HiiiPower", véritable joyau de Boom Bap post-moderne et conscient produit par J.Cole, en dernière position, laissant le reste de l'album parler de lui-même, avec une redoutable efficacité.
En effet, les tracks s'enchaînent sans baisse de tension, dès le début, de l'enjoué et entraînant "Hol'Up" à l'atmosphérique "No Make-Up (Her Vice)", où Colin Munroe vient offrir un de ces hooks dont il a le secret, en passant par "A.D.H.D.", track pas si éloigné d'un ambiance à la Bone Thugs... Pièces maîtresses de ce "Section 80", mentionnons le sublime "Ronald Reagan Era", visité par RZA, chronique du LA des années 80, où la violence des gangs rythmait les jours et les nuits, mais aussi l'excellent "Keisha's Song (Her Pain)", porté par le refrain envoûtant d'Ashtro Bot, storytelling au féminin maîtrisé et tragique...
Il est compliqué de citer tous les tracks, tant l'homogénéité est de mise, mais signalons tout de même "The Spiteful Chant" qui sample allègrement "Iron" de Woodkid, "Kush & Corinthians" à l'atmosphère que n'aurait pas renié Currensy, ou encore le (vraiment) jazzy "Ab-Souls Outro", preuve de l’éclectisme du jeune MC. Mais ce qui ressort, c'est aussi la qualité d'écriture de K.Lamar, les lyrics étant peu ou prou ce qui se fait de mieux ces derniers temps, ni plus ni moins. le gamin de Compton délivre un rap social et conscient, mais jamais chiant ni moralisateur, évitant le piège de l'apologie, cherchant ses propres réponses, donnant ses propres clés. Dans cette démarche, Lamar marche dans les pas de MCs tels que Nas, Common ou Mos Def, et montre que la côté Pacifique a aussi des choses à dire, avec talent qui plus est.
Bref,au coeur de l'été, si l'on ne devait retenir qu'un album Hip Hop dans l'année 2011, ce serait sans doute "Section 80", tant la qualité, le contenu et la production donnent le change et nous prennent, malgré tout, un peu par surprise.
Kendrick Lamar - Ronald Reagan Era off Section.80 by TopDawgENT
Article Rédigé et Publié par
Rip Laimbeer
à
13:26
3
commentaires
Libellés : ab-soul, ashtrobot, bj the chicago kid, chronique, colin munroe, glc, j. cole, kendrick lamar, rza, schoolboy q, section 80, sounwave, terrace martin
24/11/2010
[Chronique] Kid Cudi - Man On The Moon 2 : The Legend Of Mr. Rager (2010)
Genre: Hip Hop décomplexéLabel: G.O.O.D. Music / Universal Motown
Date de sortie: 9 Novembre 2010
Production: Emile, No I.D., Plain Pat, Dot Da Genius, Mike Dean, Kid Cudi, Chuck Inglish, Jim Jonsin, The Smeezingtons, Anthony Kilhoffer, Jeff Bhasker, Blended Babies, Ken Lewis.
Featurings: Cee-Lo Green, Mary J. Blige, Kanye West, Cage, St. Vincent, GLC, Chip Tha Ripper, Nicole Wray.
Clairement détesté par toute une branche du Hip Hop underground (cf. les déclarations de Sean Price à son endroit), adulé par une génération entière de kids aux goûts musicaux aussi éphémères que leur style vestimentaire, qu'est donc cet objet artistico-médiatique qu'est devenu Kid Cudi en presque deux années? Érigé comme un vil chantre du mainstream putassier suite à ses collaborations avec The Crookers ou surtout plus récemment David Guetta, l'enfant de Cleveland n'en est pas moins un artiste à part entière dont l'épaisseur et la portée de ses premiers opus sont, soyons couillus, faites d'un bois extrêmement rare dans l'histoire du Hip Hop. Et si le premier volet de ce diptyque portait sur les rêves et les cauchemars, ce "The Legend Of Mr. Rager" vient s'inscrire dans une réalité brute, concrète et désenchantée où le jeune MC semble se perdre, pour le meilleur et pour le pire.
À l'instar de son précédent opus, Kid Cudi divise le disque en plusieurs actes, relatant cette fois-ci le parcours pour le moins tortueux d'un artiste à la fois fictif et terriblement auto-biographique. Car Cudi ne semble pouvoir créer qu'en puisant dans les parts d'ombre qui l'habitent, rongé par les doutes et la drogue, évoquant l'autodestruction des rockstars du passé. Ainsi, une fois clôturé un premier acte asymétrique tant la solitude relatée semble contagieuse et unanime (les excellents "Scoot Mescudi vs The World" avec Cee-Lo et "REFOREV"), l'album semble sombrer dans une torpeur addictive où les sublimes "Marijuana" et "Mojo So Dope" trônent en monarques déchus.
Mais le MC n'oublie pas de faire remuer nos crânes alors embrumés, au moyen du convaincant "Ashin' Kusher" (Chuck Inglish des Cool Kids aux manettes), de l'étonnant "Erase Me" en compagnie du démiurge Kanye West, de l'épuré et bouncy "Wild'n Cuz I'm Young" ou du plus remuant et électronique "The Mood", mais cet acte, bien que loin d'être raté, soyons clairs, est le moins réussi de ce disque. En revanche, saluons l'efficacité d'un track comme "MANIAC", où le cliniquement dérangé Cage vient copier/coller le flow de Cudi pour un duo fouillant les abysses de la psyché tordue de Mr. Rager. Ce dernier trouvant son hymne avec ... "Mr. Rager", à la fois énergique et lancinant, dont l'hypnotique refrain montre l'artiste s’exhortant presque lui-même à ne pas se perdre plus encore, la thématique se prolongeant presque sur l’envoûtant "The Worries", sombre egotrip jamais creux où Mary J. Blige se tient aux côtés de l'artiste pour affronter ses démons. "The End" vient idéalement clore ce chapitre en compagnie de GLC, Chip Tha Ripper et Nicole Wray.
Enfin, un dernier triptyque vient conclure cette légende, et dans un stupéfiant ballet, la lourdeur des ambiances flirte avec une légèreté bienvenue et quasi-salvatrice, entre solitude ("All Along") et introspection ("GHOST!"). "Trapped In My Mind" offrant un climax formellement proche de la contine pour enfants mais portant paradoxalement le lourd constat d'un être voué à jongler avec ses fêlures...
Alors, nous aurions pu évoquer l'incroyable travail de production des beatmakers Emile, Plain Pat ou encore No I.D., tissant un décor parfait et de haut-vol à ce trip musical. Nous pourrions admettre, en toute objectivité, que Kid Cudi n'est pas le meilleur rappeur de la planète, mais devrions alors statuer qu'il en est un des plus importants. En deux albums (et un street LP), l'homme a su se distinguer, créer un univers unique et intriguant, montrer une maturité artistique et une ouverture d'esprit absolument rares dans le Hip Hop actuel et surtout, là est la clé du personnage et de son succès, développer une expression (subtile mixture de rap et de chant) confinant à l'émotion brute et aussi simple que cela puisse paraître, touchante...
Article Rédigé et Publié par
Rip Laimbeer
à
19:49
0
commentaires
Libellés : cage, cee-lo, chronique, chuck inglish, dot da genius, emile, g.o.o.d. music, glc, kanye west, kid cudi, man on the moon 2, mary j blige, nicole wray, no.i.d., plain pat, the legend of mr. rager
30/07/2008
[Clip] Dispersez-vous, y a rien voir!!
Même si l'album commence doucement à dater, l'ami Consequence nous fournit un dernier petit clip, j'ai nommé "Disperse" épaulé des deux soldats estampillés G.O.O.D. Music, GLC et Really Doe. Un morceau somme toute efficace, un clip sympa, et les caméos de Kanye West, Pharrell, Chad Hugo et Lupe Fiasco pour pimenter le tout. Enjoy!
Article Rédigé et Publié par
Rip Laimbeer
à
17:53
0
commentaires
Libellés : clip, consequence, disperse, g.o.o.d. music, glc, kanye west, really doe



