ST on FACEBOOK

DOWNLOAD NOW


Stereotree's
5 Years

Velvet Grooves
(5 Years Edition)

COQ
(Chapitre I)

Paul Pre
"Nu Sounds Mix"

ARCHIVES

CONTACT

rip@stereotree.net
onelight@stereotree.net
Affichage des articles dont le libellé est kendrick lamar. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est kendrick lamar. Afficher tous les articles

10/10/2013

[Chronique] Pusha T - My Name Is My Name (2013)

Genre: Hip Hop
Label: G.O.O.D. Music
Date de sortie: 8 Octobre 2013.
Productions: Kanye West, Hudson Mohawke, Pharrell Williams, Nottz, No I.D., Swizz Beatz, 88-Keys, Don Cannon, The-Dream, Rico Beats.
Featurings: Kendrick Lamar, Big Sean, 2 Chainz, Rick Ross, Chris Brown, Pharrell, Jeezy, Future, AB-Liva, Kelly Rowland, Kevin Cossom.

Il n'est pas exagéré de dire que depuis sa signature sur le très scruté label G.O.O.D. Music, le premier album de Pusha T était attendu comme la première fois pour un adolescent en période estivale. Et quand bien même l'homme de Virginie n'a pas cessé d'occuper le terrain de belle manière (les deux volets de "Fear Of God" ou "Wrath Of Caine", sans compter d'innombrables featurings), un véritable premier opus possède une importance cruciale qui donne à la sortie de "My Name Is My Name" un parfum tout particulier.

Précédé de multiples singles bien souvent clippés et faisant monter la température à en faire bouillir le mercure, le meilleur exemple étant le banger martial et réjouissant qu'est "King Push",(non produit par Joaquin Phoenix, finalement...), cet effort solo débarque donc doté d'atours fort attrayants... En effet, Pusha T s'est entouré d'une team de producteurs de haut-vol, apte à concevoir l'album de l'année. Kanye West , évidemment, mais aussi logiquement le vieux comparse Pharrell, en passant par la nouvelle signature estampillé G.O.O.D., Hudson Mohawke, sans oublier les légendaires Nottz, No I.D. ou 88-Keys et j'en passe. Avec un tel casting, comment espérer autre chose qu'un instant classic, au regard du talent de son principal acteur?

Et bien, il n'en est rien. Passés les tracks connus et effectivement pourvus d'une efficacité redoutable et d'une propension à la réécoute bien présente, à l'instar du lourd "Number On The Boards" ou de l'hypnotique "Sweet Serenade", les inédits tendent à décevoir, seulement dignes des mixtapes ayant précédé ce LP. Un titre comme "Suicide", tentative plus ou moins réussie par le sieur Pharrell de ressortir le son des Clipse, semble totalement hors-sujet musicalement tandis que "No Regrets" ou "Let Me Love You" (autre Clipserie pas à sa place) sonnent bien trop mainstream (notamment à cause de refrain RnB mièvres et dégoulinants, merci Kelly Rowland...) pour être honnêtes, et surtout pour coller à l'univers sombre de Pusha T, où la balance ne cesse d'osciller entre coke et christianisme.

En contrepartie, on appréciera grandement le très efficace "Who I Am" où pourtant, les autres poulains de G.O.O.D. Music, 2 Chainz et Big Sean, montrent qu'ils n'ont pas ce charisme viril et tranchant faisant de Pusha T le mâle alpha de l'écurie. On pourra tout de même saluer les couplets fournis par les adéquats Rick Ross ou Jeezy ici et là, mais le seul à pouvoir se hisser au niveau du roi est un autre régent auto-proclamé, à savoir Kendrick Lamar, sur le magnifique, épuré et incontournable "Nosetalgia", preuve s'il en était besoin que Nottz est un orfèvre de premier rang.

Malgré tout, en une douzaine de morceaux, la moitié de Clipse ne parvient pas à marquer la différence entre une tape de luxe et un véritable album, surtout quand on connait la densité artistique de certains de ses collègues (Kanye ou Kid Cudi, par exemple) et leur capacité à sortir des albums complexes, ambitieux, personnels et possédant cette cohérence et ce "liant" qui manque clairement sur ce "MNIMN". De plus, certaines douilles gâchées bien trop tôt, à l'instar de "Pain" datant d'il y a un exactement, entre autres, font baisser le plaisir d'écoute global. Alors, ne boudons pas la chose, car la galette recèle de bangers suintant la rue et de punchlines ciselées comme pas deux, mais ce qui avait le potentiel d'être l'album de l'année 2013 se révèle être simplement une sortie de plutôt bonne facture, ancrée dans un réalisme et un lyricisme prégnant et formidablement mise en lumière par la machine G.O.O.D. Music.

Dorénavant, on attendra au choix un prochain LP potentiellement plus abouti et peaufiné ou un retour des Clipse, en compagnie de son frère, désormais appelé No Malice suite à son rapprochement avec Dieu...

04/10/2013

[Clip] Ric Flair

"My Name Is My Name" arrive maintenant dans quelques jours et Pusha T continue de délivrer la grosse artillerie. Massif et puissant, "Nosetalgia" se voit donc clippé dans un plan-séquence à la fois sobre et charismatique, permettant au King Push et à Kendrick Lamar de cracher leurs rimes affûtées et puant la rue sur une production virile à souhait signée par le bien trop rare Nottz. Instant classic!

10/08/2013

[Clip] ScHool party!

Le Black Hippy le plus susceptible d'assouvir ses pulsions animales, j'ai nommé ScHoolBoy Q, présente le très festif clip de "Collard Green" en compagnie de Kendrick Lamar et extrait de son prochain "Oxymoron". Avec plein de petits effets psychédéliques, une belle collection de chapeaux à motifs et de fessiers généreux! Enjoy!

04/06/2013

[Chronique] Quadron - Avalanche (2013)


Genre: Soul Musique Moderne. 
Label: Epic
Date de sortie: Juin 2013
Productions: Robin Hannibal.
Featurings: Kendrick Lamar.

Passé de l’ombre à la lumière après des débuts confidentiels, le duo danois Quadron (à l’image de toute la nébuleuse gravitant autour du collectif Boom Clap Bachelors) s’est clairement émancipé au fil de ces deux dernières années, de part un son unique et des collaborations diverses et toujours bien senties. De là à faire de leur deuxième album, "Avalanche", l’une des sorties les plus attendues de l’année.

Alors que le premier opus faisait la part belle à une musique assez intimiste, cette suite nous propose un son plus extravertie et up-tempo.  Les réjouissantes "LFT", "Favorite Star" et "Hey Love", qui ouvrent les festivités, nous inondent de leurs  sonorités ensoleillées et de leur énergie hautement contagieuse. La production incroyablement classieuse de Robin Hannibal fait une nouvelle fois des merveilles. Quand la voix extraordinaire et le song-writting délicat de Coco visent toujours aussi juste.
Cet imparable combo nous offre ensuite deux superbes ballades, "Crush" et "Befriend", envoûtantes et d’une évidente justesse. On pense ensuite respectivement au meilleur de Michael Jackson et Stevie Wonder (période 80’s) sur "Neverland" et "It’s Gonna Get You", merveilles absolues et charmeuses. "Better Off", subtile chanson de rupture où Kendrick Lamar vient habilement poser sa prose magistrale, et "Sea Salt" émerveillent avec leur groove moelleux et inlassable. Tandis que le titre éponyme, d'une rare beauté, conclu enfin l’affaire magnifiquement.

Sublime de bout en bout, "Avalanche" est vraisemblablement ce qui est arrivé de mieux à la Soul Music ces derniers temps.  Hannibal et Coco parviennent à y synthétiser toutes les meilleures influences du genre sans jamais tomber dans la redite, et proposent une musique la fois fraîche, touchante et universelle. Chapeau bas.

27/05/2013

[News] À L'aise!

Le duo danois Quadron nous propose "Better Off", extrait de leur album"Avalanche", en compagnie du golden boy Kendrick Lamar, toujours dans sa lancée de featurings à répétition, plus ou moins bien sentis.


À noter qu'il ne s'agit bien évidemment que d'une demie surprise, les amateurs ayant reconnu le "Kort Før Dine Læber" de Boom Clap Bachelors dans "Bitch Don't Kill My Vibe", et saisi l'intérêt du TDE envers les producteurs de Soul avant-gardiste tels que Robin Hannibal.

Voilà qui nous replonge dans cette soul intimiste, classique mais résolument actuelle où Coco chuchote ses paroles, créant cette atmosphère particulière qui a fait la renommée du groupe. "Avalanche" sera disponible le 4 Juin.

20/05/2013

[Clip] Rap Volvic


La super-star Kendrick Lamar met en image l'un des meilleurs titres de son album "good kid, m.A.A.d city", le bien nomé "Bitch, Don't Kill My Vibe". Enjoy!

22/02/2013

[Clip] License poétique

Il ne fallait pas longtemps avant que le doux "Poetic Justice" soit mis en images. Réunissant ainsi Kendrick Lamar avec Drake sur une production classieuse signée Scoop De Ville, la video est un slow-mo sobre et on ne peut plus adéquat... Enjoy!

16/01/2013

[Clip] Partage de lumière

Banger incontournable mais méconnu, le "ILLuminate" de ce filou d'Ab-Soul, avec Kendrick Lamar en guest et excellemment produit par Skhye Hutch, se voit enfin clippé pour notre plus grand plaisir. Black Hippy est dessus de la mêlée. Enjoy!

07/01/2013

[Chronique] A$ap Rocky - Long.Live.A$ap (2013)



Genre: Hip Hop 
LabelA$ap Worldwide/RCA Records
Date de sortie: 15 Janvier 2013
Productions: Clams Casino, T-Minus, Hit-Boy, Soufien3000, Lord Flacko, Skrillex, Birdy Nam Nam, Friendzone, Jim Jonsin, Rico Love, Danger Mouse.
Featurings: Kendrick Lamar, Drake, 2 Chainz, Yelawolf, Danny Brown, Big KRIT, Action Bronson, Schoolboy Q, Gunplay, Santigold, Overdoz. 


Représentant flashy du Cloud Rap, icône modeuse et star montante de la planète Hip Hop, A$ap Rocky a réellement déchaîné les passions ces deux dernières années grâce notamment à une mixtape de haut vol et des collaborations toujours bien choisies. Dernière et cruciale étape de cette fulgurante ascension en la présence de "Long.Live.A$ap", premier album forcément très attendu.

En préambule, précisons tout de même que sa musique doit avant tout son attraction à cette implacable alchimie entre le New-Yorkais au flow acrobate et son producteur fétiche Clams Casino, qui a réalisé la majeure partie de ses titres phares, auteur d’un son nuageux et terriblement épique. Sorti de cet extraordinaire carcan, il n’est pas dit que l’intérêt soit le même. Et c’est bien l’un des enjeux majeurs de cet opus.

Malin, et surtout ambitieux, Rocky dissipe toute crainte avec le premier titre éponyme, monstrueuse partition orageuse au refrain lumineux. Un clair/obscur fracassant qui remplit son rôle introductif à merveille et où le MC s’exprime dans des conditions optimales. Le hit luxueux et toujours probant "Goldie" démontre ensuite son immuable efficacité. Mais c’est principalement les deux titres suivant, "PMW" et "LVL", qui maintiennent la claque constante. Le premier, produit de mains de maître par T-Minus (déjà responsable du titre "Swimming Pool" de Kendrick Lamar), est un lent et surpuissant éloge de la débauche codéinée où le Black Hippy Schoolboy Q fait également des merveilles. Le deuxième, justement produit par Clams Casino, envoie le Pretty Mother Fucker dans la stratosphère, où l’art Based Rap au plus haut sommet. Une maestria malheureusement pas reconduite sur "Hell", toujours produit par Casino, mais entaché par un refrain pas très judicieux de Santigold. Le français Soufien 3000 vient ensuite déployer sa partition sur "Pain", titre aérien et synthétique plutôt réussi, où la bande de Overdoz vient apporter tout son savoir-faire.

Les choses se corsent quelque peu avec "F_kin' Problems", tube carrossé un peu trop clinquant qui peine à convaincre, malgré la présence de Kendrick Lamar (en pleine forme, forcément), Drake et 2 Chainz. Puis vient "Wild For The Night", improbable morceaux aux  relents dubstep douteux produite par Skrillex. "1 Train" et son casting de all-stars new school où se succèdent Lamar, Joey Bada$$,  Yelawolf, Danny Brown, Action Bronson et Big KRIT, bien que rapologiquement très haut de gamme, ne séduit qu’à moitié. Hit-Boy n’ayant pas réussi à façonner un écrin à leur hauteur. Le tout se termine mieux, notamment grâce à "Fashion Killa", anthem cloudy co-dirigé par Friendzone, où Rocky est à l’aise comme jamais. Les derniers titres n’étant pas spécialement plus accrocheurs.

Soucieux de vouloir contenter le plus grand nombre, sans toutefois décevoir les amateurs de la première heure, A$ap Rocky n’évite hélas pas quelques grossières fautes de goût. Néanmoins, il présente ici une intéressante et moderne synthèse du Hip Hop early 2010’s. Et, même s'il ne parvient pas à captiver sur toute la longueur, "Live.Long.A$ap" reste un album aux indéniables qualités et à l’audace certaine qui place l’américain dans les sommets du Rap Game international, quoiqu’on en dise.



30/12/2012

[Focus] Les opus de 2012 par El Cabrown

Au delà des confirmations, dont celle évidente de Kendrick Lamar, 2012 aura aussi ramené son lot de nouveautés  avec une curieuse percée de MC's n’ayant pas encore atteint la majorité. On notera également que New York semble définitivement être sorti de ses années de vaches maigres. Une année riche et finalement pour tous les goûts en terme de Rap US...

Ab-Soul "Control System" (TDE)

Le Black Hippy, avec un monumental “Therrorist Threat” en compagnie d’un Danny Brown au sommet de son art, un album fou, politique et qui contient les tous meilleurs combos Rap/R&B de l’année.

C-Plus x Lee Bannon "Young Champions"

Un MC et un producteur, sans featuring pour un projet d’une efficacité redoutable...


Captain Murphy "Duality"

En parallèle de la sortie de son "Until The Quiet Comes", Flying Lotus fait le buzz avec son alter ego digne de Quasimoto. En bout de chemin, on retrouve une tape plutôt ahurissante....

Clear Soul Forces “Detroit Revolution(s)”

Après quelques années de présentation, le quatuor de Detroit nous livre un condensé Hip Hop qui confirme tout le talent du groupe.


Killer Mike “R.A.P. Music” (Adult Swim)


Ses clips déjantés, son poids politique et cette envergure sonore, bien évidemment accompagné de El-P à la production, qui a d'ailleurs livré un "Cancer 4 Cure" de très bonne facture également...

Heems "Nehru Jacket"

Avec deux tapes de bonnes factures dont celle-ci, et une ribambelle de featurings, Himanshu s’est définitivement installé dans la liste des MC's qui tournent bien... R.I.P. Das Racist!

Ka "Grief Pedigree"

Avec Roc Marciano, les gros représentants du rap street made in NY. Un rap sobre, des clips noir & blanc, cet opusest l'un des indispensables de 2012.


Kendrick Lamar “Good Kid m.A.A.d City” (Interscope/TDE)


l’année de la consécration pour le nouveau phénomène rap US avec un “good Kid m.A.A.d city” qui se permet de faire très peu de concession aux requis mainstream.

Oddisee "People Hear What They See" (Mello Music Group)

Représentant la force vive du Hip Hop sans fioritures qui nous procure le sentiment d'être bien dans ses baskets à chaque sortie et notamment sur cet excellent projet un brin crossover.


Schoolboy Q "Habits & Contradictions" (TDE)


Surement l'une des plus grosses progressions. Un peu à la traîne lors de l’éclosion du crew TDE, il y a deux ans, Schoolboy Q a su se réinventer. Le fait de "succomber" à la tentation du beat dark aura fait de son projet l'un des albums les plus kiffants de l’année.

Mentions spéciales au EP de H.I.S.D. "The Hue A.D.", et aux Hawthorne Headhunters pour "Myriad of Now".
Une année où finalement tout le monde a pu y trouver son compte. Quelques interrogations quand à la pertinence à long terme de la vague rap vintage et de grosses questions quand à l'érosion ou la stagnation de pas mal d'artistes qui semblaient promis à de plus grandes choses : Blu , Pac Div, Curren$y, Dom Kennedy... Il semblerait que l'on peut se faire connaitre sans structure mais qu'une structure à la TDE (ces producteurs maisons, son Ali...) soit quand même requise si on veut réellement s'installer et perdurer. 2012 aura ainsi été l'année où la perte des labels s'est fait le plus sentir...

29/12/2012

[Focus] Les opus de 2012 par Rip Laimbeer


Une année très chargée pour le Hip Hop, qui n'a pas été en aussi bonne santé depuis longtemps. Les français ont été très actifs mais ont manqué de véritables oeuvres finies au long format (et non de tapes améliorées) pour marquer l'année avec un disque. En revanche, les ricains ont imposé le Rap Wavy sans oublier les sonorités alternatives, et on su délivrer du mainstream de grande qualité.

Stalley "Savage Journey To The American Dream" (Maybach Music)

Chaque année, le barbu de Colombus, Ohio, sort une pépite irréprochable et toujours de bon goût. On attend désormais le véritable premier album qui pourrait être un classique d'envergure d'un déjà grand MC.


Kendrick Lamar "Good Kid M.A.A.d City" (Interscope/TDE)

Sans surprise, l'ex K-Dot déroule son style, jamais putassier malgré la hype, et convainc avec force lyrics et productions de haut-vol. On a déjà hâte d'entendre la suite.

Ab-Soul "Control System" (TDE)

Autre Black Hippy, l'homme à l'afro a sorti un projet dense et convaincant qui a contribué à imposer la patte sonore du crew et à influencer la planète entière...

Schoolboy Q "Habits & Contradictions" (TDE)

Jamais deux sans trois, le plus véhément et vénéneux des membres du crew Black Hippy a sorti un opus bourré des bangers et de pépites qui ne peut que laisser impatient quand à la suite des évènements...

Captain Murphy "Duality" (Brainfeeder)

Quand Flying Lotus délaisse le beat ésotérique pour une aventure rapologique barrée dans les sentiers de Madvillain, ça donne un des albums de l'année qui procure un réel plaisir à l'écoute.

G.O.O.D. Music "Cruel Summer" (G.O.O.D. Music)

Ultra-attendu, la clique de Kanye West a sorti une "compilation" de grande classe, mêlant mainstream et avant-gardisme avec une maîtrise et une élégance certaine. On attend le second volet.

Haleek Maul "Oxyconteen"

Arty, sombre et surtout très jeune (16 ans), le MC a sorti un des ovnis rapologiques de l'année en toute discrétion et suscite les plus grandes espérances vu le niveau déjà déployé... Impressionnant.

Kid Cudi & Dot Da Genius "WZRD" (G.O.O.D. Music)

Entre deux albums solos, le kid de Cleveland à sorti cet album crossover, aux fortes couleurs Rock, qui prouve, si besoin était, l'étendue de son talent. Addictif.


Jeremiah Jae "Raw Money Rap" (Brainfeeder)

Quand Flylo nous présente son rookie, ça donne un album clairement alternatif mais complètement convaincant, hors des sentiers battus et intemporel.

Jaye "Fiat Lvx"

Natif de Chicago, le jeune MC a su s'entourer pour sortir un album solide et construit, clairement dans l'ère du temps mais rempli de promesses et de hits burnés.


Mention spéciale: Le Rap Français et ses petites contrariétés...

Avec moults projets sortis, des vétérans Triptik, Disiz, Djunz, Grems voire Taïpan ou Artik (entre deux ères) en passant par la relève comme Noble Espiiem, Sobre, Veerus, JokeJames Legalize, Eff Gee, A2H, Jazzy Bazz, Nemir, Deen Burbigo ou encore Bon Gamin, pour ne citer qu'eux, l'année fût riche en sorties diverses et souvent très qualitatives, soutenues par une myriade de clips qui feraient rougir outre-Atlantique.
Mais aucun n'a su délivrer réellement sortir du lot et ponde "le" classique, la faute à (au choix) trop de faces B, un format parfois trop street tape, parfois trop court, trop de facilités artistiques ou encore un contenu textuel trop faible. Espiiem, Veerus, Sobre et Grems semblent être ceux se rapprochant le plus du but. Malgré tout, ne boudons pas notre plaisir, tous ces projets ayant largement rempli leur office avec une réelle efficacité. Vivement 2013 et les vrais (premiers) albums (long format) de certains des noms cités et d'autres encore...


[Focus] Les opus de 2012 par Onelight

Une année qui fut décidément riche et intense. Entre l'avènement attendu du son futuriste de Glasgow, la suprématie du Hip Hop Wavy et le retour en force de la musique binaire (sous toutes ses formes), difficile d'extraire seulement dix sorties, tant les claques furent nombreuses... Pourvu que ça dure!

Lone "Galaxy Garden" (R&S)

Impressionnante et lumineuse relecture du large spectre musical des 90's, Galaxy Garden hisse Lone au rang des producteurs les plus inspirés et talentueux de ces dernières années.

I:Cube "M Megamix" (Versatile)

Définitive leçon de Dance Music au travers d'un exercice de style délicat mais réussi haut la main. Mémorable.


Frank Ocean "Channel Orange" (Def Jam)

Un album profond et bien plus complexe qu'il n'y parait. Frank Ocean s'impose comme un grand artiste Soul.


Jimmy Edgar "Majenta" (Hotflush)

Le kid de Detroit au sommet de son efficacité, entre Funk et Techno érotico-robotique. Uber Sexy!


Machinedrum "SXLND" (Lucky Me)

Homme fort de 2011, Travis Stewart alias Machinedrum confirme son évidente maestria avec un EP fédérateur et imparable.


Para One "Passion" (Marble)

Le producteur parisien remet les pendules à l'heure avec un album magnifiquement hybride à la pleine mesure de son talent.


Lazer Sword "Memory" (50Weapons)

Entre Detroit et Berlin, de Plastikman à Drexciya, Lazer Sword se réapproprie les codes de la musique Binaire moderne. Chapeau.


Stalley "Savage Journey To The American Dream" (Maybach Music)

Epaulé par les Block Beattaz et leurs superbes productions, le Saint barbu Stalley démontre une nouvelle fois qu'il a plus d'une corde à son arc. Et qu'il sait très bien viser, en plus.

Baron Retif & Concepcion Perez "Cascades" (Musique Large)

L'ovni de l'année. Mystique, dub et funky, le duo made in Musique Large étonne avec une musique unique et pleine de promesses.


Kendrick Lamar "Good Kid m.A.A.d City" (Interscope)

Coup de maître du nouveau chouchou de la planète Hip Hop. Une énorme gifle, tout en finesse.



Mention spéciale: TNGHT/JETS (Warp, Lucky Me, Leisure System)

Quatre artistes, deux super-duos. Absents du top 10, mais auteurs d'un EP au succès aussi surprenant que finalement assez logique, on a hâte de voir comment Hudson Mohawke et Lunice vont gérer cette soudaine notoriété. Idem pour les deux néo-berlinois Edgar et Stewart, tous deux au climax de leurs (immenses) talents. En espérant qu'il passeront le cap du simple coup d'essai...


29/11/2012

[News] Pac2

Après une pause bien méritée (tant il a été actif ces dernières années), le trio californien Pac Div nous revient avec "GMB" ( pour les premières lettres des trois prénoms des membres du groupe, Gabe, Michael, et Bryan).

Les premier extraits nous avait bien replongé dans une période déjà lointaine où le groupe s'appelait encore Pacific Division et possédait un son bien plus calme que les sur-puissants bangers qui ont définitivement fait leur succès. Mais, comme nous l'avions constaté lors de leur première album "The Div", le trio s'est rapproché des sonorités West un peu plus classiques, pour un résultat moins clinquant mais qui redonne cette dimension de "pur produit Hip Hop" qui caractérisait le groupe à ces débuts.

L'album est dors et déja disponible sur iTunes. Les productions sont assurés par Like lui même, mais aussi Scoop Deville, Swiff D ou Dj Dahi. Et on y retrouve des collaborations de Ty$ et Big Sik, mais aussi Kurupt, Dj Battlecat, Blu, Kendrick Lamar, Mac Miller et d'autres!
 

23/10/2012

[Chronique] Kendrick Lamar - Good Kid m.A.A.d. City (2012)

Genre: Hip Hop Nu West
Label: Top Dawg Ent. / Aftermath / Interscope
Date de sortie: 22 Octobre 2012
Productions: Pharrell, Hit-Boy, Just Blaze, Terrace Martin, Tabu, Sounwave, Tha Bizness, THC, Scoop Deville, DJ Dahi, T-Minus, Like (Pac Div), Skhye Hutch.
Featurings: Jay Rock, Drake, Mc Eiht, Anna Wise, Dr. Dre, Mary J. Blige, Black Hippy...

S'il est un album attendu par la planète Hip Hop dans son entièreté en cette année 2012, c'est bien le premier album "officiel" (entendez par là en major/studio) du MC incontournable du moment, j'ai  nommé Kendrick Lamar. Le jeune homme talentueux a su en quelques années (ou mois pour les moins pointus), pondre le désormais classique "Section.80", donner un poids certain à son crew Black Hippy, remettre la West Coast dans le coeur des Hip Hop heads du monde entier, alors que le désamour était bien là, et enfin faire souffler un vent de fraîcheur créative sur le genre en dépassant les codes et les écoles, tout en restant fidèle à ses origines sociales et musicales.

Désormais adoubé par la parrain de papier qu'est Dr. Dre, c'est avec sérénité et un réel esprit de continuité que l'ex K.Dot a entamé le processus de création de ce nouvel opus. La thématique générale de l'album est donc dans le prolongement de celles abordées dans "Section.80", à savoir l'enfance de l'intéressé dans la ville malfamée de Compton, aidée en celà par de nombreux skits "flashbacks" à la fin des morceaux. Tout ça est résumé dans un titre finalement emblématique: "Good Kid m.A.A.d. City", l'acronyme m.A.A.d signifiant à la fois "my.Angry.Adolescence.divided" et "my.Angel's.on.Angel.dust", rapport à ses propres démons. La continuité se fait aussi dans la direction artistique, Lamar renouvelant sa confiance à Terrace Martin, THC ou Sounwave mais s'ouvrant aussi aux productions de Pharrell, Just Blaze ou Hit-Boy qui se glissent plutôt avec réussite dans l'univers du MC Californien.

Nous en avions déjà parlé, la richesse textuelle et formelle de Kendrick Lamar n'est plus à prouver et la signature en major n'a en aucun cas atténué ses capacités, bien au contraire. Le jeune artiste ne cède ici jamais aux sirènes de la facilité et continue à distiller son style et son flow à la fois complexe et distinct au travers des différents tracks émaillant cette oeuvre qui s'instaure d'emblée comme un classique instantané. Introduit par le lent, obscur mais très efficace "Sherane (...)", "G.K.m.C" se poursuit avec le fabuleux et envoutant "Bitch, Don't Kill My Vibe" où Sounwave sample avec bonheur le "Tiden Flyver" des Boom Clap Bachelors tout en incorporant des vocals de Lady Gaga, histoire de nous compenser l'absence du track collab' entre les deux artistes...

Les morceaux se succèdent ainsi avec excellence, entre le puissant et entêtant "Backstreet Freestyle" produit avec génie par le jeune Hit-Boy, le bouncy "Money Trees" où figure le comparse Jay Rock, le doucereux et magique "Poetic Justice" avec Drake jusqu'au diptyque formé par le merveilleux "Good Kid" (produit par Pharrell) et le venimeux "m.A.A.d City", hanté discrètement par Schoolboy Q puis par le vétéran MC Eiht, utilisé ici avec une réelle cohérence qui dépasse le simple featuring. Avec ces deux titres phares, le MC résume avec un talent rare toute l'ambivalence de sa jeunesse au sein d'une ville gangrenée par le crime, créant ainsi une chronique sociale d'une rare efficacité qui se permet en plus de revisiter musicalement les racines de la West Coast et du son de Compton. Mais les joyaux s'enchaînent et arrive le somptueux et addictif "Swimming Pool (Drank)", certes déjà connu mais rallongé avec talent, et que les aficionados sortent le champagne, il existe une version Black Hippy du track dans l'une des Deluxe Edition disponible...

Arrive ensuite un autre diptyque, avec le lumineux puis divin "Sing About Me, I'm Dying Of Thirst", autre pièce maîtresse de cet album qui semble n'avoir aucun ventre mou, plutôt bon signe. Citons aussi le plus contemplatif mais indispensable "Real" avec la jolie voix d'Anna Wise (membre de Sonnymoon, signé chez Plug Research), prouvant à la fois l'incroyable polyvalence et l'ouverture artistique de l'enfant de Compton. "Compton", d'ailleurs, plus clinquant, Just Blaze oblige, déboule alors en force et efficacité mais faisant peut-être tache dans l'atmosphère générale qui habite l'opus, le beat et la voix du "bon" docteur Dre semblant sortis d'un autre temps, d'une autre ère... Cerises sur le gateau, un certain nombre de bonus tracks viennent rallonger l'expérience, comme le connu "The Recipe", le très bon "Black Boy Fly", le plus dispensable "Now Or Never" feat. Mary J. Blige et quelques Black Hippy remixes que personne ne boudera.

En somme, Kendrick Lamar vient simplement de pondre son second "Illmatic", à savoir un album fondateur, classique instantané, véritable vecteur d'influence et sans nul doute initiateur de beaucoup de futurs projets. Non, la hype autour du petit bonhomme de Compton n'est pas injustifiée, au contraire, mais l'oeuvre de K.L. mérite qu'on l'on dépasse la simple écoute, que l'on se penche sur ses textes pour espérer appréhender pleinement l'expérience et le voyage dessinés par son auteur. En tous les cas, sauf surprise, le MC a pondu là l'album Hip Hop de l'année 2012, c'est une certitude.

Bonus track: