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29/12/2013
[Focus] Les 30 albums qui nous ont marqué en 2013
Comme chaque fin d'année, la coutume est de mise, voici une sélection des disques qui ont marqué nos oreilles. Nuance cependant, cette fois-ci le top ne sera pas individuel mais bien collectif, ce qui au final correspond plus à la ligne rédactionnelle de votre arbre sonore...
En somme, mis en exergue par un superbe artwork signé Pierre Thyss, vous retrouverez un mélange des genres assez représentatif, beaucoup d'artistes relativement nouveaux et quelques pointures évidentes, une sélection qui favorise l'originalité au classicisme mais qui met aussi en avant l'excellence de certains artistes au sommet de leur art. Bref, si vous avez raté le train, on vous propose une sélection apte à vous faire savourer dignement ce millésime 2013, sans ordre de préférence...
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Rip Laimbeer
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Libellés : 2013, a$ap ferg, azizi gibson, drake, espiiem, focus, grems, inc, james blake, kanye west, kid cudi, machinedrum, pusha t, quadron, rhye, rome fortune, sampha, stalley, the internet, travi$ scott
23/10/2013
[Focus] Jimmy Edgar, Mad Kid Mad City
Pourquoi Jimmy Edgar est-il l'un des plus grands artistes de la musique électronique contemporaine? Héritier de Kraftwerk, Prince et Aphex Twin. Enfant de Detroit, du Funk, de la Techno et du R'n'B. Continuité de la Motown, Dance Mania et Underground Resistance. Personnalité hautement spirituelle et déroutante. Ultra proflique. Technologique et Sexy. Jimmy Edgar, c'est tout ça...
Depuis ses débuts sur le label Warp, celui que l'on a eu la chance d'interviewer en 2010 ne cesse de nous fasciner. A l'heure où il crée son propre label, Ultramajic, il nous parait d'autant plus nécessaire de retracer dans les grandes lignes le parcours de celui qui n'a pas son pareil pour délivrer une musique cosmico-érotico-robotique tirée d'une B.O d'un film de Paul Verhoeven. Avec, pour l'occasion, un visuel signé par le très talentueux Pierre Thyss. Ainsi qu'un mix spécial conçu par mes soins, accès sur les diverses facettes de sa musique (en écoute plus bas). Une démarche de focus que nous ferons dorénavant plus souvent.
Influencé principalement, comme il le dit lui même, par la Techno de la Motor City, de Juan Atkins à Derrick May en passant bien évidemment par Carl Craig, Edgar est toujours à mi-chemin entre ladite musique technologique dans toutes ses largeurs et des sonorités plus funky et délurées. Avec une spiritualité intense, tout son travail étant inspiré par diverses visions cosmiques, comme en atteste son premier album schizophrénique "Kristuit Salu Vs. Morris Nightingale", sorti en 2002 (alors qu'il n'a même pas encore vingt ans), réunissant deux de ses alias de l'époque (l'autre étant Michaux), et signé sur le défunt label de Miami Merck (où il rencontre son alter-égo Travis Stewart alias Machinedrum). Un condensé d'Electronica glitchée et expérimentale assistée par ordinateur qui l'amène à être repéré rapidement par l'éminent label de Sheffield, meilleur tête chercheuse de ses vingt dernières années, cela dit en passant. S'en suivent deux EP's en 2004 et 2005, "Access Rhytm" et surtout l'immense "Bounce Make Model", mélange toujours inégalé entre Prefuse 73 sous acide, Timbaland et Squarepusher. Avec, en tête, l'obsédant "I Wanna Be Your STD" (sélectionné pour les 20 ans de Warp comme un des dix meilleurs morceaux publié par le label). Et un album en 2006, "Color Strip", manifeste personnel Pop et futuriste se permettant presque toutes les audaces, de la House à l'Electronica, mais resté assez incompris.
Ces trois sorties affirment également les obsessions visuelles du jeune homme au look androgyne et crépusculaire, qui signe lui même la plupart de ses pochettes et photos de presse, entre autres travaux photographiques à l'esthétique lynchienne qu'il réalise alors pour diverses revues de modes (le cinéaste américain étant une de ses autres influences majeures). Lui qui reste cet enfant du Michigan traumatisé par le personnage mystérieux et sexuellement troublant de Audrey Horne dans Twin Peaks.
Annoncé à l'époque comme le futur petit génie de sa génération, il passe ceci dit l'autre moitié des années 2000 hors des radars, après son départ de Warp pour cause de divergences artistiques. Il alterne ainsi side-projects souvent (très) inspirés, comme le funky et robotique Her Bad Habit ("I Don't Know (What You're Doing To Me))", 2008, Citinite), les plus sombres Noir Friction et Creepy Autograph ou encore X District ("Color Correction", 2007, Playhouse). Il effectue également des morceaux singuliers et quelques remix, mais pas toujours du meilleur goût (comme cet affligeant rework de Michael Jackson qu'on préfère oublier).
Fervent amateur de synthétiseurs, modular et autres sonorités analogiques, dont il possède une jolie collection (voir son interview pour KOMA Elektronik), il fait son retour en grâce via le LP "XXX", sorti en 2010 chez !K7. Riche en vocaux susurrés et en nappes de synthétiseur sentant bon la sueur, ce dernier est un sommet de musiques lubriques et technologiques inspiré par les tensions sexuelles (à l'image du single "Hot Raw Sex"). Et qui (ré)affirme au passage son affection pour le R'n'B (on y entend pour la première fois une certaine Azealia Banks, désormais en roue libre). L'album renoue ainsi avec toute la maestria du presque trentenaire désormais installé à Berlin. Un détachement à sa ville natale qui n’entame en rien son art, et qui semble même être un nouveau départ. Il produit également en amont quelques morceaux pour le crooner Theophilus London sur son EP "This Charming Man" en 2009. Passée assez inaperçue, cette réunion hautement pertinente s'avère pourtant très efficace mais jamais rééditée pour l'heure, hélas, surtout quand on connait la suite de la carrière du new-yorkais, plus terne et relativement putassière. Le potentiel tubesque des productions de Jimmy étant évidente, son désir de travailler avec des artistes de haut rangs du type Ciara ou Cassie n'est pas un mystère non plus, pour lui qui a grandi avec les clips R'n'B de MTV dans les années 90.
Ce batteur et pianiste d'origine (douze ans de pratique) signe également en parallèle quelques EP's de choix et plus orientés binaire, comme celui sorti sur Glass Table, "Hush", merveille absolue de Techno lente et outrageusement sexuée. On notera aussi des collaborations avortées, comme celle avec le magicien de la 808 Egyptian Lover, une autre de ses influences majeures, n'en ressortent malheureusement que trois morceaux épiques diffusés sur le tas via Soundcloud.
En pleine lancée, l'an passé, "Majenta" (2012, Hotflush), et sa pochette en hommage à Stanislaw Fernandes (artiste responsable d'artworks pour le groupe de Funk Enchantement ou le magazine scientifique Omni) synthétise merveilleusement toute l'étendue de ses talents, et comprends quelques grands morceaux électroniques, comme l'épique "In Deep" , le troublant "Heartkey" ou le single post-princien "This One Is For The Chuldren". Il apparaît également aux côtés de la chanteuse Emika, le temps d'un superbe morceau de Pop/Funk sadomasochiste ("Hit Me", 2012, Ninja Tune). Sa proximité avec le new-yorkais Machinedrum fait également des merveilles. Leur projet commun, JETS, marque la quintessence de leur créativité. Avec un EP signé chez Leisure System et un mix épique pour le magazine FACT. Les deux complices arrivent en effet à mixer toutes leurs influences respectives pour un résultat merveilleusement bien senti et en avance sur son temps, forcément.
2013 est, pour l'heure, une année très chargée pour le néo Berlinois, qui signe de nombreux remix, domaine où il excelle plus que jamais. Notons, par exemple celui réalisé pour le duo Letherette ("Restless", Ninja Tune), dont l'absolue et jouissive modernité illustre parfaitement toute la maestria de ce golden boy touche-à-tout. Ou celui pour Skream ("Rollercoaster", Ammunition), implacable relecture vocodée et riche en basse. Ou bien encore "Interacial Booty Call" de Jesse Perez, remanié à la manière d'un DJ Deeon surexcité. Enfin, son propre label, Ultramajic, crée il y a quelques mois, fortement orienté Techno et à l'esthétique ésotérique, est ainsi un juste retour à ses premiers amours. Les premières sorties, dantesques et terriblement musclées, de Aden ( l’énorme"Whip") et Jimmy himself (avec l'imparable dancefloor anthem"Strike"), et celles, promises, de Machinedrum, nous font déjà transpirer comme jamais.
Fort d'une réputation scénique hyper solide et inaltérable, autant en DJ Set (son dernier passage enregistré lors d'une Boiler Room à Montréal est assez démentiel) qu'en Live (muni de synthétiseurs et autre talk-box), le kid de Detroit délivre systématiquement des sets extrêmement puissants et atypiques capables d’ensorceler les foules partout autour du globe. Résumant raisonnablement 20 ans de Dance Music bigarrée, de la noirceur de Dopplereffekt au groove fou de Parliament.
Insaisissable et unique, affinant son art de plus en plus (parfaite synthèse entre le digital et l'analogique), Edgar semble continuer son chemin de la meilleur des manières possibles. A l'heure où cet artiste complet loue les vertus de la méditation en évaluant la portée chamanique de son travail de DJ (propos d'une grande lucidité), et où les grands médias préfèrent encenser des artistes fluets et dénués de talents, son oeuvre, encore naissante mais déjà bien fournie, mérite donc les unes les plus unanimes. Au delà de notre théorie initiale sur le génie de cet artiste, n'est-ce pas, finalement, le sort le plus logique de toutes musiques dites underground d'être un temps oubliées mais finalement adulées? Lentement mais surement...
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Libellés : azealia banks, bounce make model, color strip, creepy autograph, focus, her bad habit, hotflush, jimmy edgar, machinedrum, majenta, pierre thyss, theophilus london, ultramajic, warp, xxx
15/10/2013
[News] Amour Refait
En plus d'être un chanteur/producteur incroyablement talentueux, Jamie Lidell est aussi et surtout un homme de goût, surtout quand il s'agit de remix.
Il sort ce mois-ci, toujours chez Warp et suite à son magnifique album éponyme "Jamie Lidell", un EP de remix dédié au déjà superbe morceaux "Big Love". En tête, on note une reprise UK riche en basse et néanmoins mélodieuse du génial Machinedrum. Et d'autres, tout aussi efficaces, du français Crackboy, Jimmy Edgar et Lorenz Rhode. Enjoy!
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Libellés : big love, jamie lidell, jimmy edgar, machinedrum, news
24/09/2013
[Clip] Coups de Feu
Alors que l'impressionnant "Vapor City" de Machinedrum s'apprête à sortir chez Ninja Tune, voici que le dernier single, "Gunshotta", se voit mis en image joliment. Enjoy!
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Libellés : gunshotta, machinedrum, news, ninja tune, vapor city
08/09/2013
[Chronique] Machinedrum - Vapor City (2013)
Featurings: /.
Inspiré par des visions nocturnes récurrentes d’une ville imaginaire et complexe, Travis Stewart conserve avec ce nouvel opus sa construction sonore recherchée et incorpore à son mélange racé et souterrain de Juke / Drum’N’Bass / R’n’B une dose plus significative de douceur Soul et lumineuse. Le tout, avec une classe toujours aussi immuable."Gunshotta", introduction opaque et progressive, enclenche la mécanique savante du néo-berlinois aux influences plus que jamais anglo-saxonne. Le voyage continue de la plus belle des manières avec "Infinite Us", "Dont 1 2 Lose U" et "Center Your Love", qui se veulent beaucoup plus aériennes. Les nappes atmosphériques se mêlant merveilleusement aux rythmiques ciselées et aux basses implacables que distille l’auteur de "Room(s)". L’ombre des influences plus Pop et ambiantes de son alias TStewart n’étant jamais très loin non plus. "Vizion", interlude parfaite et tripante, fait office de parfaite escale. La merveilleuse "Rise N Fall" repart de plus belle, pour une superbe ballade bassy, entre les abysses et les cieux. "Seeseas" et la surprenante "U Still Lie" se veulent très entraînantes, alors que la troublante "Eyesdontlie" assène toute sa puissance pour nous entraîner dans les méandres de cette cité imaginaire. L’expérimentale et envoûtante "Baby Its U" conclue brillamment cette haletante pérégrination.
Stewart, en parfait chaman, réalise l’exploit de rester fidèle a la superbe voie tracée par son précédent LP, en apportant encore plus de finesse, d’ampleur et d’audace. Même si il est un peu moins immédiat, "Vapor City" est cependant un album cérébral et merveilleux d’une absolue modernité dont la richesse n’a certainement pas cessé de nous fasciner.
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Libellés : chronique, eyesdontlie, machinedrum, ninja tune, travis stewart, vapor city
24/08/2013
[Clip] Living For The City
En attendant l'arrivée du (très) attendu "Vapor City", Machinedrum nous offre la vidéo de son puissant single "Eyesdontlie". Enjoy!
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Libellés : clip, eyesdontlie, machinedrum, ninja tune, vapor city
27/06/2013
[News] In The City
On y retrouve deux titres à la puissance chamanique, entre Bass Music, Drum'n'Bass et Eletronica. L'un éponyme, progressif et entêtant, et l'autre, "Body Touch", sommet de mysticisme musical sexué en collaboration avec Jamie Lidell. Vivement la suite!
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Libellés : eyesdontlie, jamie lidell, machinedrum, news, ninja tune, vapor city
26/03/2013
[News] Entrées Limitées
On y retrouve avec plaisir ce son toujours aussi élégant dont il a le secret, à mi-chemin entre Bass Music, Juke House et Drum'n'Bass. Le tout sera disponible à la fin du mois en exemplaires limités, ainsi qu'en MP3. Vous voilà prévenus.
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Libellés : clissold VIP, machinedrum, news
19/02/2013
[News] Bel Effort!
Au programme, des versions retravaillées officielles et parfois plus obscure, d'artistes d'horizons assez différents comme Peter Hadar, Theophilus London, Melo X, Missy Elliot, Guilty Simpson ou encore Oh No. Avec, bien évidemment, tout le talent du néo-berlinois pour parfaire le tout, disponible en téléchargement gratuit ci-dessous. Danke Schoen!
Listen/Download: Machinedrum - Nice Effort
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Libellés : guilty simpson, machinedrum, melo x, news, nice effort, theophilus london, travis stewart
28/01/2013
[News] Onelight - Way Behond The Wave
Au menu de ce premier mix de l'année, intitulé "Way Behond The Wave", vous retrouverez des morceaux signés Synkro, Jacques Greene, Machinedrum, Lando Kal, Move D, Four Tet, Faltydl ou encore Short Stories. Avec un artwork de l'ami Pierre Thyss. Le tout, en libre téléchargement évidemment. Enjoy!
Listen/Download : Onelight - Way Behond The Wave
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29/12/2012
[Focus] Les opus de 2012 par Onelight
Lone "Galaxy Garden" (R&S)Impressionnante et lumineuse relecture du large spectre musical des 90's, Galaxy Garden hisse Lone au rang des producteurs les plus inspirés et talentueux de ces dernières années.
I:Cube "M Megamix" (Versatile)
Définitive leçon de Dance Music au travers d'un exercice de style délicat mais réussi haut la main. Mémorable.
Frank Ocean "Channel Orange" (Def Jam)
Un album profond et bien plus complexe qu'il n'y parait. Frank Ocean s'impose comme un grand artiste Soul.
Jimmy Edgar "Majenta" (Hotflush)
Le kid de Detroit au sommet de son efficacité, entre Funk et Techno érotico-robotique. Uber Sexy!
Machinedrum "SXLND" (Lucky Me)
Homme fort de 2011, Travis Stewart alias Machinedrum confirme son évidente maestria avec un EP fédérateur et imparable.
Para One "Passion" (Marble)
Le producteur parisien remet les pendules à l'heure avec un album magnifiquement hybride à la pleine mesure de son talent.
Lazer Sword "Memory" (50Weapons)
Entre Detroit et Berlin, de Plastikman à Drexciya, Lazer Sword se réapproprie les codes de la musique Binaire moderne. Chapeau.
Stalley "Savage Journey To The American Dream" (Maybach Music)
Epaulé par les Block Beattaz et leurs superbes productions, le Saint barbu Stalley démontre une nouvelle fois qu'il a plus d'une corde à son arc. Et qu'il sait très bien viser, en plus.
Baron Retif & Concepcion Perez "Cascades" (Musique Large)
L'ovni de l'année. Mystique, dub et funky, le duo made in Musique Large étonne avec une musique unique et pleine de promesses.
Kendrick Lamar "Good Kid m.A.A.d City" (Interscope)
Coup de maître du nouveau chouchou de la planète Hip Hop. Une énorme gifle, tout en finesse.
Mention spéciale: TNGHT/JETS (Warp, Lucky Me, Leisure System)
Quatre artistes, deux super-duos. Absents du top 10, mais auteurs d'un EP au succès aussi surprenant que finalement assez logique, on a hâte de voir comment Hudson Mohawke et Lunice vont gérer cette soudaine notoriété. Idem pour les deux néo-berlinois Edgar et Stewart, tous deux au climax de leurs (immenses) talents. En espérant qu'il passeront le cap du simple coup d'essai...
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Rip Laimbeer
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Libellés : baron retif concepcion perez, focus, frank ocean, i:cube, jets, jimmy edgar, kendrick lamar, lazer sword, lone, machinedrum, onelight, para one, stalley, tnght



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