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12/11/2013
[News] Des chiffres et des lettres...
En effet, suite à ses 100 000 Likes obtenus sur Facebook, l'écossais nous offre quatre edit inédites qu'il a réalisé au cours de ces dernières années. On n'en attendait pas tant. Enjoy!
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Libellés : 100, hud mo, hudson mohawke, lucky me, luckyme, news, numbers, warp
02/11/2013
[News] Salubrité privée
Ce Volume 1 sera le premier d'une série de 3, composé de 3 morceaux et édité chez Warp Records. On y verra les participations de Oliver The 2nd, Tre, Isreal et E Snow. Le projet fera suite à sa dernière mixtape "Bad Jokes" sortie cet été.
Ce premier extrait reprend la recette habituelle du membre de la Black Jungle Squad, à savoir un rap underground alternatif, un brin entêtant et bien servi par le flow mi-parlé de J.J.
Les amateurs devront par ailleurs être vifs, les EP's en question seront disponibles sous format vinyle, édités à 500 copies uniquement, et le premier d'entre eux sera disponible le 11 Novembre.
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Libellés : dirty collections vol. 1, jeremiah jae, warp
23/10/2013
[Focus] Jimmy Edgar, Mad Kid Mad City
Pourquoi Jimmy Edgar est-il l'un des plus grands artistes de la musique électronique contemporaine? Héritier de Kraftwerk, Prince et Aphex Twin. Enfant de Detroit, du Funk, de la Techno et du R'n'B. Continuité de la Motown, Dance Mania et Underground Resistance. Personnalité hautement spirituelle et déroutante. Ultra proflique. Technologique et Sexy. Jimmy Edgar, c'est tout ça...
Depuis ses débuts sur le label Warp, celui que l'on a eu la chance d'interviewer en 2010 ne cesse de nous fasciner. A l'heure où il crée son propre label, Ultramajic, il nous parait d'autant plus nécessaire de retracer dans les grandes lignes le parcours de celui qui n'a pas son pareil pour délivrer une musique cosmico-érotico-robotique tirée d'une B.O d'un film de Paul Verhoeven. Avec, pour l'occasion, un visuel signé par le très talentueux Pierre Thyss. Ainsi qu'un mix spécial conçu par mes soins, accès sur les diverses facettes de sa musique (en écoute plus bas). Une démarche de focus que nous ferons dorénavant plus souvent.
Influencé principalement, comme il le dit lui même, par la Techno de la Motor City, de Juan Atkins à Derrick May en passant bien évidemment par Carl Craig, Edgar est toujours à mi-chemin entre ladite musique technologique dans toutes ses largeurs et des sonorités plus funky et délurées. Avec une spiritualité intense, tout son travail étant inspiré par diverses visions cosmiques, comme en atteste son premier album schizophrénique "Kristuit Salu Vs. Morris Nightingale", sorti en 2002 (alors qu'il n'a même pas encore vingt ans), réunissant deux de ses alias de l'époque (l'autre étant Michaux), et signé sur le défunt label de Miami Merck (où il rencontre son alter-égo Travis Stewart alias Machinedrum). Un condensé d'Electronica glitchée et expérimentale assistée par ordinateur qui l'amène à être repéré rapidement par l'éminent label de Sheffield, meilleur tête chercheuse de ses vingt dernières années, cela dit en passant. S'en suivent deux EP's en 2004 et 2005, "Access Rhytm" et surtout l'immense "Bounce Make Model", mélange toujours inégalé entre Prefuse 73 sous acide, Timbaland et Squarepusher. Avec, en tête, l'obsédant "I Wanna Be Your STD" (sélectionné pour les 20 ans de Warp comme un des dix meilleurs morceaux publié par le label). Et un album en 2006, "Color Strip", manifeste personnel Pop et futuriste se permettant presque toutes les audaces, de la House à l'Electronica, mais resté assez incompris.
Ces trois sorties affirment également les obsessions visuelles du jeune homme au look androgyne et crépusculaire, qui signe lui même la plupart de ses pochettes et photos de presse, entre autres travaux photographiques à l'esthétique lynchienne qu'il réalise alors pour diverses revues de modes (le cinéaste américain étant une de ses autres influences majeures). Lui qui reste cet enfant du Michigan traumatisé par le personnage mystérieux et sexuellement troublant de Audrey Horne dans Twin Peaks.
Annoncé à l'époque comme le futur petit génie de sa génération, il passe ceci dit l'autre moitié des années 2000 hors des radars, après son départ de Warp pour cause de divergences artistiques. Il alterne ainsi side-projects souvent (très) inspirés, comme le funky et robotique Her Bad Habit ("I Don't Know (What You're Doing To Me))", 2008, Citinite), les plus sombres Noir Friction et Creepy Autograph ou encore X District ("Color Correction", 2007, Playhouse). Il effectue également des morceaux singuliers et quelques remix, mais pas toujours du meilleur goût (comme cet affligeant rework de Michael Jackson qu'on préfère oublier).
Fervent amateur de synthétiseurs, modular et autres sonorités analogiques, dont il possède une jolie collection (voir son interview pour KOMA Elektronik), il fait son retour en grâce via le LP "XXX", sorti en 2010 chez !K7. Riche en vocaux susurrés et en nappes de synthétiseur sentant bon la sueur, ce dernier est un sommet de musiques lubriques et technologiques inspiré par les tensions sexuelles (à l'image du single "Hot Raw Sex"). Et qui (ré)affirme au passage son affection pour le R'n'B (on y entend pour la première fois une certaine Azealia Banks, désormais en roue libre). L'album renoue ainsi avec toute la maestria du presque trentenaire désormais installé à Berlin. Un détachement à sa ville natale qui n’entame en rien son art, et qui semble même être un nouveau départ. Il produit également en amont quelques morceaux pour le crooner Theophilus London sur son EP "This Charming Man" en 2009. Passée assez inaperçue, cette réunion hautement pertinente s'avère pourtant très efficace mais jamais rééditée pour l'heure, hélas, surtout quand on connait la suite de la carrière du new-yorkais, plus terne et relativement putassière. Le potentiel tubesque des productions de Jimmy étant évidente, son désir de travailler avec des artistes de haut rangs du type Ciara ou Cassie n'est pas un mystère non plus, pour lui qui a grandi avec les clips R'n'B de MTV dans les années 90.
Ce batteur et pianiste d'origine (douze ans de pratique) signe également en parallèle quelques EP's de choix et plus orientés binaire, comme celui sorti sur Glass Table, "Hush", merveille absolue de Techno lente et outrageusement sexuée. On notera aussi des collaborations avortées, comme celle avec le magicien de la 808 Egyptian Lover, une autre de ses influences majeures, n'en ressortent malheureusement que trois morceaux épiques diffusés sur le tas via Soundcloud.
En pleine lancée, l'an passé, "Majenta" (2012, Hotflush), et sa pochette en hommage à Stanislaw Fernandes (artiste responsable d'artworks pour le groupe de Funk Enchantement ou le magazine scientifique Omni) synthétise merveilleusement toute l'étendue de ses talents, et comprends quelques grands morceaux électroniques, comme l'épique "In Deep" , le troublant "Heartkey" ou le single post-princien "This One Is For The Chuldren". Il apparaît également aux côtés de la chanteuse Emika, le temps d'un superbe morceau de Pop/Funk sadomasochiste ("Hit Me", 2012, Ninja Tune). Sa proximité avec le new-yorkais Machinedrum fait également des merveilles. Leur projet commun, JETS, marque la quintessence de leur créativité. Avec un EP signé chez Leisure System et un mix épique pour le magazine FACT. Les deux complices arrivent en effet à mixer toutes leurs influences respectives pour un résultat merveilleusement bien senti et en avance sur son temps, forcément.
2013 est, pour l'heure, une année très chargée pour le néo Berlinois, qui signe de nombreux remix, domaine où il excelle plus que jamais. Notons, par exemple celui réalisé pour le duo Letherette ("Restless", Ninja Tune), dont l'absolue et jouissive modernité illustre parfaitement toute la maestria de ce golden boy touche-à-tout. Ou celui pour Skream ("Rollercoaster", Ammunition), implacable relecture vocodée et riche en basse. Ou bien encore "Interacial Booty Call" de Jesse Perez, remanié à la manière d'un DJ Deeon surexcité. Enfin, son propre label, Ultramajic, crée il y a quelques mois, fortement orienté Techno et à l'esthétique ésotérique, est ainsi un juste retour à ses premiers amours. Les premières sorties, dantesques et terriblement musclées, de Aden ( l’énorme"Whip") et Jimmy himself (avec l'imparable dancefloor anthem"Strike"), et celles, promises, de Machinedrum, nous font déjà transpirer comme jamais.
Fort d'une réputation scénique hyper solide et inaltérable, autant en DJ Set (son dernier passage enregistré lors d'une Boiler Room à Montréal est assez démentiel) qu'en Live (muni de synthétiseurs et autre talk-box), le kid de Detroit délivre systématiquement des sets extrêmement puissants et atypiques capables d’ensorceler les foules partout autour du globe. Résumant raisonnablement 20 ans de Dance Music bigarrée, de la noirceur de Dopplereffekt au groove fou de Parliament.
Insaisissable et unique, affinant son art de plus en plus (parfaite synthèse entre le digital et l'analogique), Edgar semble continuer son chemin de la meilleur des manières possibles. A l'heure où cet artiste complet loue les vertus de la méditation en évaluant la portée chamanique de son travail de DJ (propos d'une grande lucidité), et où les grands médias préfèrent encenser des artistes fluets et dénués de talents, son oeuvre, encore naissante mais déjà bien fournie, mérite donc les unes les plus unanimes. Au delà de notre théorie initiale sur le génie de cet artiste, n'est-ce pas, finalement, le sort le plus logique de toutes musiques dites underground d'être un temps oubliées mais finalement adulées? Lentement mais surement...
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13/06/2013
[News] Brillance
L'un des artistes les plus avant-gardistes des 00's, j'ai nommé Jackson and His Computer Band, fera son grand retour en Septembre prochain, toujours chez Warp.
Son deuxième album, "Glow", promet donc des sommets d'audaces électroniques, comme en témoigne ce court mais intense teaser vidéo. Vivement!
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27/05/2013
[Clip] Retour d'entre les morts...
Et si 2013 était, plus que jamais, l'année des comebacks? C'est en tout cas avec plaisir que l'on retrouve le mystérieux duo écossais Boards Of Canada, qui livrera son nouvel album après plus de 7 ans d'absence, toujours sur le label Warp. Ce "Tomorrow's Harvest" est amorcé par le single "Reach For The Dead", titre d'électronica synthétique et émotionnelle prenant, et dont voici par ailleurs le clip. Enjoy!
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25/03/2013
[News] Nudité Revisitée
On y découvre notamment une version binaire et imparable réalisée de mains de maîtres par son ancien compagnon de label Jimmy Edgar, qui démontre une nouvelle fois son excellent état de forme actuel. Enjoy!
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18/02/2013
[Chronique] Jamie Lidell - Jamie Lidell (2013)
Label: Warp
Date de sortie: Février 2013
Productions: Jamie Lidell.
Featurings: /.
Après quelques échappées dans la Soul Vintage et le Rock hybride, toutes maîtrisées bien qu'un peu ennuyeuses, Jamie Lidell retourne (enfin) à ses premiers amours électro-funk (depuis "Muddlin' Gear" et "Multiply") avec un nouvel album éponyme, signe évident d'un véritable retour aux sources pour ce génial touche-à-tout.
Amorcé par un single irrésistible à la fois salace et addictif, "You Naked", ce cinquième opus promet de faire resurgir toute l'audace de l'ex Super Collider, jamais aussi à l'aise que lorsqu’il manipule les genres à loisirs. Il y fait ainsi un joyeux télescopage de toutes ces inspirations passées, de la Soul (son prisme absolu), au Funk 80's, en passant par la musique électronique moderne, donc.
Illustration immédiate de cette noble démarche; le premier morceau, "I'm Selfish", qui accroche directement par des basses généreuses et de belles envolées synthétiques. Idem pour "Big Love", beau morceau rétro-funky. Lidell, en bon crooner élastique, muscle ensuite son jeux avec "What A Shame", puissante partition aux sonorités massives où l'on retrouve toute sa fougue. S’enchaîne ensuite une superbe ballade talkboxé, "Do Yourself A Faver", grisante à souhait. "Why Ya Why" expose, elle, un blues électrique assez entraînant. "Blaming Something" et "You Know My Name", titres au groove serré et jubilatoire, invoque ouvertement l'esprit du Kid de Mineapolis avec brio. On remarquera enfin tout particulièrement "Don't You Love Me", ballade étrange et aventureuse.
Belle synthèse de ses multiples influences, et bien moins cloisonné que ses précédents projets, "Jamie Lidell" s'avère être un très bon album, rempli de divers moments de grâces et l'image de son auteur, inventif et malicieux. Il fait bon vous entendre ainsi, cher Jamie.
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26/09/2012
[Chronique] Flying Lotus - Until The Quiet Comes (2012)
Genre: Nu-Hip Hop
Label: Warp
Date de sortie: Octobre 2012
Productions: Flying Lotus
Featurings: Erykah Badu, Thundercat, Thom Yorke, Niki Randa, Laura Darlington
Après une escapade dans des contrées Free Jazz parfaitement maîtrisées et inspirées sur "Cosmogramma", l’emblématique Flying Lotus revient aux affaires avec un troisième album forcément très attendu, "Until The Quiet Comes".
Comme l’indique plus ou moins son titre, cet opus promet un voyage sonore planant nourri d’inspirations plus diverses. Le risque de sonner vulgairement Lounge n’étant pas très loin, Ellison semble tenter pour l'occasion une sorte de synthèse de ses talents multiples, du Beat Nu-Hip Hop aux envolées jazzy, en passant par l’Electronica ou la Soul. Avec une teinte toujours 70's et doucement psychédélique.
Après une introduction délicate et entraînante, "All In", viennent marquer de leurs empreintes immédiates des compositions brillantes telles que "Getting There", "The Nightcaller", merveilleux condensé lotussien remuant (comme on en entend trop peu souvent), "Electric Candyman" ou encore la folle "Putty Boy Sound". Ceci étant dit, l’ensemble se révèle vite nettement moins impressionnant qu’à l’accoutumée. Les morceaux, d’une part, dépassent rarement les deux minutes, ce qui n’est pas forcément un défaut, mais qui ici pénalise le tout. Peu d’entre eux pouvant, au final, réellement marquer. Frustrant, en somme. D’autre part, même si ce côté beat tape de luxe est bien atténué par la présence de guests bien dosée (la divine Erykah Badu en tête), force est de constater que la construction même de l’album reste identique depuis celle de "Los Angeles". Un schéma globalement intéressant, fait de multiples interludes, mais qui, au final, tend à lasser car toujours appliqué à la note près.
Plus élaboré comme un bloc compact qu’un enchainement de bangers, mais à l’évidence moins surprenant que ses prédécesseurs, "Until The Quiet Comes" se veut être un album atmosphérique plutôt accompli. Sans forcément se renouveler outre mesure, le californien affine son art, au risque d’ennuyer légèrement et de décevoir, forcément. Néanmoins, même si il applique toujours un peu la même recette, la qualité et l’absolue homogénéité de l’ensemble restent indéniables. Fly-Lo continue ainsi d’apporter sa (petite) pierre au vaste édifice de la musique noire-américaine contemporaine. Ce qui n’est déjà pas si mal...
Flying Lotus - Getting There feat. Niki Randa by allstarsandrew
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14/09/2012
[Clip] Suspens Silencieux
Les plus avertis d'entre vous le savent déjà, le nouvel album de l'éminent Flying Lotus, "Until The Quiet Comes", débarquera en Octobre prochain chez Warp.
Histoire de nous faire de nouveau patienter, le sieur Ellison opère cette fois encore à un teaser visuel et malicieux, reprenant quelques secondes de chaque morceaux. Pour un résultat qui s'annonce pour le moins intéressant. Vivement!
Flying Lotus - Small Moments (Until The Quiet Comes previews) from Warp Records on Vimeo.
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18/07/2012
[News] Et quand vient le calme...
Le désormais incontournable Flying Lotus vient tout juste d'annoncer son prochain projet, "Until The Quiet Comes", prévu pour le 1er Octobre prochain sur le label Warp. Une nouvelle fois, le californien nous emmènera dans un voyage pour le moins mystique et nébuleux, entre élégance et alchimie sonore.Seront invités à la fête rien de moins que la toujours divine Erykah Badu, le fidèle Thundercat, Thom Yorke, Laura Darlington et Niki Randa. Notons aussi que l'artiste sera en tournée en Europe début Novembre... L'impatience nous guette!
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12/06/2012
[News] Ce soir, on va bouncer!
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16/02/2012
[Interview] Sonotown x Stereotree : Rencontre avec Rustie

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Libellés : glasgow, glass swords, interview, lucky me, numbers, rustie, sonotown, warp
27/09/2011
[Chronique] Rustie - Glass Swords (2011)
Genre: Musique du FutureLabel: Warp
Date de Sortie: 12 Octobre 2011.
Productions: Rustie.
Featurings: /.
Et si la musique du futur venait de Glasgow ? Après les exploits de son compatriote Hudson Mohawke et ceux, moins connus, de producteurs comme Ben Butler, voici (re)venir Rustie avec son premier véritable album, attendu fiévreusement depuis sa signature chez Warp.
Alors que "Sunburst EP", très honnête mise en bouche, nous avait exposé une musique pas vraiment surprenante mais très efficace, ce "Glass Swords" envoie directement le jeune homme dans la stratosphère avec un mélange des genres totalement inédit, extrêmement puissant et excitant.
Passant en revue tout le spectre musical des 90’s (Du New Jack au Garage en passant par l’Euro Dance), Rustie invente avec ce LP la musique du 3éme millénaire avant l’heure, et décloisonne toutes les frontières existantes. Des mélodies synthétiques enjouées dignes des meilleurs jeux Konami, des rythmiques hybrides tantôt binaires, tantôt éclatées, des structures tout à fait imprévisibles ; bienvenue dans l’univers frappé du petit écossais.
L’éponyme et épique introduction, uniquement constituée de nappes de synthétiseurs, donne le ton. "Flash Back" nous fait ensuite rentrer dans le vif du sujet, avec une musique beaucoup plus fine, mélodieuse et catchy que tout les travaux précédemment écoutés. "Surph" invente à elle seule le R’n’B nouvelle génération ; tonique, sexy et bouncy. "Hover Traps" se charge ensuite d’exploser la Dance Music sans aucune limite avec une ligne de basse snappée et une mélodie euro-dance assez ahurissante, clairement à la limite du putassier, mais qui bluff dans les règles. "City Star" revient aux origines Aqua Crunk du bonhomme, dans une version bodybuildée ravageuse, où le brise nuque ultime. On plane dans les constellations stellaires avec "Globes", hymne aux paysages cosmiques dans toute sa splendeur. La déjà connue et massive Ultra Thizz réduit quant à elle le Dubstep en poussière. Idem pour les outrageuses "Cry Flames" et "Death Mountain". On appréciera l’interlude "Ice Tunnels", bande son idéale pour les voyages à destination des dimensions parallèles. L’affaire se termine en beauté, avec les deux titres très musclés "All Nite", "After Light" et la folle "Crystal Echo".
Voilà bien une œuvre d'une affolante de maîtrise, qui ne comporte que des compositions brillant toutes de mille feux, sans avoir besoin d'aucun intervenants.
Alors que l’on a toujours reproché à son frère de son Hud Mo un certains manque de maturité, Rustie affirme, lui, avec une audace sans nom un style toujours efficace et sautillant, se hissant au passage aisément dans la liste des meilleurs producteurs contemporains.
"Glass Swords" est en définitive un premier essaie parfaitement accrocheur et sans fioriture dont on ressort euphorique, avec la ferme intuition que l’on tient là quelque chose de réellement singulier, et accessoirement l’un des tous meilleurs albums instrumentaux entendus depuis des lustres.
Rustie - Flash Back (taken from Glass Swords) by Rustie
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06/09/2011
[News] Diamanté
Histoire de préparer le terrain convenablement avant la sortie du premier et très attendu LP "Glass Swords", Rustie nous livre une petite mise en bouche avec le mini EP "Ultra Thizz".Plus qu'une mise en garde, voici bel et bien la preuve que le petit écossais nous réserve juste ce qui semble être l'un des albums les plus dingues de l'année. Vous jugerez par vous même via l'extrait éponyme ci-dessous, authentique tuerie hybride du sixième millénaire. Enjoy!
Rustie - Ultra Thizz (taken from Glass Swords) by Rustie
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01/08/2011
[Chronique] Hudson Mohawke - Satin Panthers (2011)
Genre: Nu-Hip HopLabel: Warp
Date de sortie: Aout 2011
Production: Hudson Mohawke.
Featurings: /
Après un premier album certes puissant mais un peu trop démonstratif ( "Butter"), Hudson Mohawke a pris son temps, entre des remixes et la production d’un EP pour le groupe Egyptian Hip-Hop, et fait encore une fois évoluer sa musique avec "Satin Panthers", nouvelle livraison tout droit sortie des fourneaux warpien.
Ses influences étant sensiblement les mêmes, de la musique Baltimore au Crunk, en passant par la House90’s ou l’Electronica, le style de Ross Birchard, de son vrai nom, s’affirme ici encore un peu plus en l’espace de 5 morceaux. Là où on lui reprochait d’être parfois trop brouillon, il répond ici avec une suite d’énormes bangers ouverte avec brio par les nappes de synthétiseurs intergalactiques de "Octan".
Bien que le côté rythmiquement étrange persiste, "Thunder Bay", monstrueuse machine à briser les nuques, et "Cbat", colossale titre bouncy et enjoué taillé pour MC d’envergure (Lil Wayne, où es tu ?), parviennent à conquérir nos tympans immédiatement. "All Your Love", hybride morceaux houssy et entêtant nourri aux voix pitchées, est quant à lui une preuve supplémentaire qu’ Hud Mo a potentiellement les capacités de pondre de parfaites bombes sonores pour les dancefloors de l’an 2050. La fraicheur insouciante de "Thank You" termine brillamment la marche à grand coups de drums racés et de synthés épiques.
Sans véritablement bouleverser ses habitudes, l'écossais parvient ici à imposer son empreinte de manière notable une fois encore, gommant quelques uns de ses récurant défauts, et livre des titres instrumentaux incroyablement vivants et novateurs.
Énième preuve que son auteur est indéniablement un des (plus) gros producteurs à l'heure actuelle, "Satin Panthers" s’apparente comme une nouvelle pièce plus aboutie et parfaitement enthousiasmante, simple aperçue d’une suite que l’on devine déjà fracassante.
Hudson Mohawke - Thunder Bay by Hudson Mohawke
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27/07/2011
[News] Tranchant!
Attendu depuis plus d'un an, le premier album de Rustie devrait enfin voir le jour en Octobre prochain, toujours chez Warp.A l'image de son frère sonore et compatriote Hudson Mohawke, l'écossais devrait faire parler la poudre dans les règles avec ce "Glass Swords", LP aux allures foutrement épiques, qu'il nous tarde dors et déjà d'écouter. On en reparle, forcément!
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01/06/2011
[News] Blue Velvet
L'enfant terrible de Glasgow, j'ai nommé Hudson Mohawke, devrait enfin donner suite à son surpuissant "Butter" en Aout prochain, avec "Satin Panthers".
Au programme, cinq titres qui promettent de faire parler la poudre dans les règles, toujours dans ce registre R'n'B pitché de l'an 3000. Histoire de patienter, voici un extrait en streaming, "Thunder Bay", banger massif extrêmement enthousiasmant. Enjoy!
Hudson Mohawke - Thunder Bay by hudsonmohawke
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08/05/2011
[Chronique] Bibio - Mind Bokeh (2011)
Genre: New Hip PopLabel: Warp
Date de sortie: Avril 2011
Production: Bibio.
Featurings: : /.
Après un premier album intéressant bien qu'assez surestimé, le jeune producteur Bibio refait promptement surface avec un second album bigarré intitulé "Mind Bokeh".
Soucieux de faire étalage de ses multiples talents et d’un univers aux inspirations diverses, Stephen James Wilkinson, de son vrai nom, prends ici le pari de construire un album extrêmement éclectique au risque d’être incohérent, et enchaine les titres comme les styles. Du New Hip Hop habilement popisé ("Excuses", "Artists’ Valley" ou "Anything New") aux envolés carrément Pop/Rock ("Take Of Your Shirt") en passant par de petites perles délicieusement funky ("Light Sleep", "Feminine Eye"), seul persiste un petit accent 70’s assez goûteux. Mais cet opus ne convainc que partiellement, la faute à un style au final un peu trop propret bien que potentiellement très intéressant.
Même si il montre une certaine habileté d’équilibriste, Bibio manque ici de basculer à tout moment à la renverse. Il reste néanmoins sauvé par un sens du groove indéniable et par sa faculté à lâcher des petites pépites pop fraiches et vivifiantes. On vous conseillera donc cet album pour vos beaux jours estivaux à venir, sans pour autant lui garantir une durée de vie plus conséquente.
Bibio - Excuses (Single Version) by Warp Records
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[Chronique] Africa Hi-Tech - 93 Million Miles (2011)
Genre: Electronica Ethnique Label: Warp
Date de sortie: Mai 2011
Production: Mark Pritchard & Steve Spacek.
Featurings: : /.
Association aussi improbable que réjouissante, Africa Hi-Tech attise notre curiosité depuis de nombreux mois maintenant au gré de maxis tous aussi intéressants et pourtant bien différents les uns des autres. Les deux compères Mark Pritchard (homme notamment aux manettes de projets comme Harmonic 313) et Steve Spacek (l’un des artistes Soul les plus mésestimés à l’heure actuelle) passent donc à l’étape cruciale du premier album avec ce "93 Million Miles", toujours signé chez Warp.
Au programme, une musique assez conceptuelle et recherchée aux racines tribales passées à la moulinette electronica sans jamais laisser transparaitre un genre bien défini. Comme le nom du projet l’indique assez clairement, Pritchard et Spacek tentent ici le pari audacieux de mélanger sonorités électroniques froides et mécanique à la chaleur d’inspirations plus ethniques. Des synthés Korg futuristes s’entremêlent donc, entre autre, aux percussions traditionnelles (comme l’illustre parfaitement la bien nommée "Spirit"). Le résultat est ainsi assez déconcertant de prime abord, mais loin d’être inintéressant, bien au contraire.
Alors que des tracks comme "Out In The Streets", "Footstep", "Do U Wanna Fight" ou l’éponyme "93 Million Miles" font clairement parler la poudre avec un son aux limites de la Juke House la plus racée et du Ragga technologique, d’autres comme les superbes "Light The Way" ou "Don’t Fight It" montre une facette plus douce et entrainante. La voix de Steve apparaissant plus claire, et offre ainsi de véritables perles Soul très avant-gardistes et incroyablement grisantes. On trouvera également quelques petites perles électronica de l’auteur du projet Harmonic 313, comme l’excellente "Our Luv", qui raviront à n'en pas douter les amateurs du genre.
Clairement pas facile d’accès et réservé en priorité aux auditeurs avertis, cet album hybride n’en demeure pas moins une vraie réussite. Les deux compères réussissent ainsi un pari assez risqué et prouvent que l’on peut encore être justement inventif en 2011, pour ceux qui pourraient en douter.
Light The Way by Warp Records
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10/02/2011
[News] Dames Prefusiennes
Toujours bien présent malgré quelques signes avant-coureurs de fatigue, le pionnier Prefuse 73 devrait nous revenir le 25 Avril prochain avec "The Only She Chapters", toujours sur le label Warp.Au programme, un opus qui s'annonce planant et dédié aux vocaux féminins, avec notamment la présence de la défunte chanteuse de Broadcast, Trish Keenan. On vous laissera en juger via le sampler ci-dessous. Enjoy!
Prefuse 73 'The Only She Chapters' Album Sampler by Warp Records
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