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08/09/2013
[Chronique] Machinedrum - Vapor City (2013)
Featurings: /.
Inspiré par des visions nocturnes récurrentes d’une ville imaginaire et complexe, Travis Stewart conserve avec ce nouvel opus sa construction sonore recherchée et incorpore à son mélange racé et souterrain de Juke / Drum’N’Bass / R’n’B une dose plus significative de douceur Soul et lumineuse. Le tout, avec une classe toujours aussi immuable."Gunshotta", introduction opaque et progressive, enclenche la mécanique savante du néo-berlinois aux influences plus que jamais anglo-saxonne. Le voyage continue de la plus belle des manières avec "Infinite Us", "Dont 1 2 Lose U" et "Center Your Love", qui se veulent beaucoup plus aériennes. Les nappes atmosphériques se mêlant merveilleusement aux rythmiques ciselées et aux basses implacables que distille l’auteur de "Room(s)". L’ombre des influences plus Pop et ambiantes de son alias TStewart n’étant jamais très loin non plus. "Vizion", interlude parfaite et tripante, fait office de parfaite escale. La merveilleuse "Rise N Fall" repart de plus belle, pour une superbe ballade bassy, entre les abysses et les cieux. "Seeseas" et la surprenante "U Still Lie" se veulent très entraînantes, alors que la troublante "Eyesdontlie" assène toute sa puissance pour nous entraîner dans les méandres de cette cité imaginaire. L’expérimentale et envoûtante "Baby Its U" conclue brillamment cette haletante pérégrination.
Stewart, en parfait chaman, réalise l’exploit de rester fidèle a la superbe voie tracée par son précédent LP, en apportant encore plus de finesse, d’ampleur et d’audace. Même si il est un peu moins immédiat, "Vapor City" est cependant un album cérébral et merveilleux d’une absolue modernité dont la richesse n’a certainement pas cessé de nous fasciner.
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18/04/2013
[Chronique] Sepalcure - Make You (2013)
Nous avions laissé Sepalcure sur un premier album assez prodigieux l'an passé. Le duo, rassemblant Travis Stewart (alias Machinedrum) et Praveen Sharma (alias Braille), revient sur le devant de la scéne avec un nouvel EP, "Make You", toujours signé au sein du bastion UK Hotflush.
Les deux compère, à l'inspiration toujours aussi fertile, conserve leur fameuse recette, à base de House, de Bass Music et autre Juke House. Avec un sens de la mélodie toujours aussi élégant et céleste. A l'image de "The Water's Fine", tuerie racée et synthétique, à la croisée des genres, aussi imparable que rafraichissante. "He Said No" expose tout le côté mélancolique et aérien du duo. Alors que l'éponyme "Make You" se veut plus binaire. "Rumours", un peu moins éclatante, séduit néanmoins. On appréciera également l'infinie délicatesse de "DMD", conclusion parfaite d'un effort soutenu.
Énième preuve, si il en fallait encore, du talent de Stewart et Praveen, cet opus fait une nouvelle fois la part belle à une musique délicieusement futuriste, libre et désaxée. Pour notre plus grand plaisir, forcément.
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19/02/2013
[News] Bel Effort!
Au programme, des versions retravaillées officielles et parfois plus obscure, d'artistes d'horizons assez différents comme Peter Hadar, Theophilus London, Melo X, Missy Elliot, Guilty Simpson ou encore Oh No. Avec, bien évidemment, tout le talent du néo-berlinois pour parfaire le tout, disponible en téléchargement gratuit ci-dessous. Danke Schoen!
Listen/Download: Machinedrum - Nice Effort
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17/01/2012
[Chronique] Machinedrum - SXLND (2012)

Date de Sortie: Janvier 2012
Productions: Machinedrum.
Featurings: /.
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01/11/2011
[Chronique] Sepalcure - Sepalcure (2011)
Genre: Futuristic SoundLabel: Hotflush
Date de Sortie: Novembre2011.
Productions: Sepalcure
Featurings: /.
Duo regroupant l’insaisissable Machinedrum et le talentueux mais encore plus discret Braille, Sepalcure s’est fait remarquer grâce à deux maxis de haut vol sortis ces deux dernières années chez Hotflush. Logique, donc, de retrouver ces messieurs pour un premier album, logé à la même enseigne, forcément.
Artisans d’une musique savante à mi-chemin entre Electronica, House et autre Bass Music, Travis Stewart et Praveen Sharma outrepassent une nouvelle fois toutes les frontières musicales connues, dans la lignée d’un certains "Room(s)". Ce premier opus éponyme fait donc parler la poudre d’entrée et ne manque pas de nous bluffer avec des titres aussi exquis que "Pencil Pimp", perle de House accélérée et mélodieuse.
Car voilà bien la force du duo, à savoir un savoir-faire implacable pour composer des morceaux infiniment complexes, modernes et vivants munis d'envoutantes mélodies. "The One", tuerie binaire du nouveau millénaire, emboite ainsi le pas magnifiquement. La puissance mélodique de "See Me Feel Me" et "Eternally Yrs" emportent tout sur son passage, tant et si bien qu’on pense vraisemblablement avoir à faire à une nouvelle forme de musique mêlant le plus habilement du monde Pop, Folk et rythmes électroniques débridés.
Les inspirations Juke House très chères à Stewart flottent continuellement, et particulièrement sur "Yuh Nuh See" et "Hold On", toutes deux racées et entrainantes. "Breezin" fait également son petit effet, en bonne synthèse pluriforme. Alors que les nappes mélancoliques et aériennes de "Outside" ferme la marche avec panache.
Imprévisible et fascinant, ce premier long format de Sepalcure brouille toutes les pistes pour mieux nous guider vers un futur où on a déjà hâte de se perdre corps et âmes. Excitant.
Sepalcure - Pencil Pimp / I'm Alright (album single) by Hotflush
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16/07/2011
[Chronique] Machinedrum - Room(s) (2011)
Genre: Future SoundLabel: Planet Mu
Date de sortie: Juillet 2011
Production: Machinedrum
Featurings: /
Travis Stewart, alias Machinedrum (entre autre), est définitivement un touche à tout. Après son flamboyant EP "Many Faces" sur Lucky Me, l’américain ressort l’artillerie (lourde) sur Planet Mu avec "Room(s)".
L’image architecturale est ici loin d’être anodine. En effet, Machinedrum explore dans ce LP des genres musicaux, à priori bien éloignés les uns des autres, comme on entre dans sa chambre avec fracas et enthousiasme pour tester ses nouveaux jouets, tout en laissant consciencieusement la porte grande ouverte. De l’électronica warpienne d’un Squarepusher à la Drum’n’Bass en passant par le R’n’B contemporain ou la Juke House de Chicago, tout est ici passé à la moulinette du new-yorkais, qui ne perd jamais l’équilibre, ce qui s’avère être assez ahurissant. Il garde néanmoins une constante en la présence de ce BPM systématiquement racé (aux alentours de 150) qui pourrait en rebuter plus d’un, mais qui contribue grandement au charme tonique de l’ensemble.
En l’espace de onze titres seulement, Stewart nous bluff purement et simplement avec une musique à tiroir extrêmement moderne, hypnotique et très enthousiasmante. Toutes les compositions se dévoilent ici pleinement au fur et à mesure, pour progressivement exploser aux oreilles. Au four et au moulin, le new-yokais use régulièrement de sa voix, souvent vocodée, cutée ou filtrée, avec habileté, comme par exemple sur "Youniverse" ou "She Died Here", et fait véritablement corps avec sa musique, et même jusqu’à l’épure la plus totale sur "Where Did We Go Wrong". Que cela soit dans un style plutôt planant (la superbe "Sacred Frequency", "Door(s)" ou "Lay Me Down") que résolument dansant (les surpuissantes "GBYE" et "U Don’t Survive"), il fait ainsi étalage de ses talents à s’accaparer un genre en imposant une patte bien à lui.
"Room(s)", bien que pas forcement facile d’accès, est donc un tour de force implacable. Son auteur apparait ainsi comme un producteur inclassable et totalement talentueux, osant les audaces à répétition, explorant sans jamais se perdre pour autant. Impressionnant.
Machinedrum - U Don't Survive (Promo) by pdis_inpartmaint
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05/07/2011
[Interview] Machinedrum - Multi-Facettes
STEREOTREE : Bonjour Travis! Alors, dans un premier temps, pourrais-tu te présenter un peu, pour les gens qui ne connaitraient pas encore? MACHINEDRUM : Yo. Je m’apelle Travis, je compose des chansons ou beats électroniques, appelle ça comme tu veux. Je suis dans le milieu musical depuis 1997, plus ou moins. A l’époque, j’ai commencé la musique en faisant des cassettes d’Acid Techno chez moi et des reprises de Moby sur Cakewalk.
STEREOTREE : Ta musique sonne comme un savant mélange entre pas mal de styles différent, du Hip Hop à l’Electro en passant par la House ou le R’n’B. Mais comment est ce que toi tu la décrirais exactement?
MACHINEDRUM : Çà, c’est vraiment quelque chose de compliqué, en fait. Il me faudrait une éternité pour le faire correctement. D’habitude, je recommande simplement aux gens que ça intéresse de l’écouter plutôt que de perdre un temps fou à la décrire.
STEREOTREE : Autrement, je trouve qu’elle a tout de même un côté très mystique. Tu le ressens comme ça toi aussi ? Et du coup, d’où est-ce que ça vient exactement ?
MACHINEDRUM : J’ai le sentiment que ma musique vient d’ailleurs, en fait. Je la vois vraiment comme quelque chose d’assez surnaturel que je ne comprends pas vraiment, qui m’échappe et qui surgit de nulle part. J’aime l’idée selon laquelle l’inspiration serait une sorte de fantôme ou d’esprit qui viendrait me posséder pendant que je compose, et qui partirait immédiatement après.
STEREOTREE : Tu fais donc de la musique sous pas mal de pseudo, que ce soit par exemple Neonblack, Tstewart ou également Sepalcure. Comment est-ce que tu gères tout ça ? Et est-ce qu’au final ça te permet de faire tout ce que tu voudrais musicalement ?
MACHINEDRUM : En ce moment, je consacre la plus grande partie de mon temps au projet Machinedrum, qui est un parfait moyen pour moi de véhiculer tous les sons et les sonorités sur lesquelles je travail. Mais je n’ai pas vraiment le sentiment d’avoir encore fait tout ce que je voudrais faire. A terme, j’aimerais beaucoup travailler avec un orchestre, par exemple.
STEREOTREE : Ainsi, selon toi, est-il nécessaire pour un artiste d’être toujours productif?
MACHINEDRUM : Oui, assurément. Mais c’est aussi important de savoir faire un break, de respirer. Quand tu es ton propre patron, comme c’est le cas pour moi, c’est assez facile d’oublier de se relâcher quand on en a vraiment besoin. D’un autre côté, c’est aussi difficile de rester concentrer sur son travail quand on n’a pas vraiment de recul vis-à-vis de ce dernier.
STEREOTREE : Quels sont tes projets en ce moment? Ton album sur Planet Mu doit sortir cet été, si je ne me trompe pas. Est-ce que d’autre part tu compte sortir Want to 3 4 et est-ce qu’il y a d’autre projets sur le feu ?
MACHINEDRUM : Oui, le label Planet Mu a sorti mon EP "Sacred Frequency" le mois de Juin dernier, et mon LP "Room(s)" est prévu chez eux pour le 25 Juillet. Ceci dit, je suis toujours en train de me demander ce que je vais faire de mon album "Want to 34" en fait… Mais je pense que je vais opter pour un système de libre paiement, que les gens puissent mettre un peu la somme qu’ils veulent, puisque ce sont des productions qui commencent à dater sérieusement maintenant.
STEREOTREE : Tu as un live set extrêmement dynamique en perpétuelle évolution, dans des styles souvent différents. D’ailleurs, la dernière fois que je t’ai entendu, tu jouais même des sons très Drum N Bass, ce qui est plutôt surprenant. Comment est-ce que tu les travailles, en fait ?MACHINEDRUM : Je confectionne toujours mes live sets en fonction des sons que j’expérimente sur le moment, avec mes propres productions bien évidemment. Si tu veux, l’album à venir sur Planet Mu est très influencé par la musique Jungle, qui selon moi possède un son très urbain, donc c’est vraiment ça que je joue dans mes lives à l’heure actuelle.
STEREOTREE : Aujourd’hui, on a l’impression que la musique dite underground comme la tienne, si on peut se permettre de la qualifier ainsi, est beaucoup plus inspirée par les courants mainstreams qu’avant. Alors que le shéma était carrément opposé il y a 10 ans. T’en penses quoi?
MACHINEDRUM : Oui, carrément ! Toute la musique underground s’inspire énormément de la musique mainstream, et bien plus qu’avant. Et vice versa, en fait!
STEREOTREE : Et il y aurait un artiste avec lequel tu aimerais vraiment travailler?
MACHINEDRUM : Oui, je dirais Steve Reich ou Philip Glass.
STEREOTREE : Tu écoutes quoi en ce moment? Tu pourrais nous faire une petite playlist de cinq titres, par exemple ?
MACHINEDRUM : Oui, bien sur!
Krampfhaft - Perfect Gain Structure
Jacques Greene - Only This Time
John Maus - Believer
Toasters 'n Moose - Taste The Biscuit
Illum Sphere - KO-OTz
STEREOTREE : Pour terminer, tu aurais un petit mot pour le public français?
MACHINEDRUM : En Garde !
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