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06/09/2012
[News] Héros malgré lui
Finalement peu connu malgré des refrains remarqués pour des artistes tels que Black Milk, Asher Roth ou Kendrick Lamar, le chanteur Colin Munroe continue sa carrière avec une relative discrétion mais une réelle efficacité. Le voici donc de retour avec un nouveau projet, "Unsung Hero", totalement gratuit.On aura le plaisir d'y retrouver des collabs avec Pusha T, Cassie, Kendrick Lamar et Ab-Soul, ainsi qu'une production singée RZA... Bref de quoi éveiller la curiosité d'un nombre varié d'auditeurs et peut-être relancer la carrière de cette voix si particulière...
Download: Colin Munroe "Unsung Hero"
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Libellés : ab-soul, cassie, colin munroe, kendrick lamar, news, pusha t, rza, unsung hero
10/08/2011
[Chronique] Kendrick Lamar - Section 80 (2011)
Genre: Hip HopLabel: Top Dawg Entertainment
Date de sortie: 2 Juillet 2011
Productions: J.Cole, Sounwave, THC, Willie B, Tommy Black, Tae Beast, Terrace Martin, Iman Omari, Wyldfyer, Dave Free.
Featurings: RZA, Colin Munroe, GLC, Schoolboy Q, Ab-Soul, BJ The Chicago Kid, Ashtro Bot.
En figurant sur la cover du magazin XXL listant les espoirs de l'année 2011 et en bossant avec Dr. Dre sur le trop attendu (et désormais indésirable "Detox"), Kendrick Lamar a vu se créé autour de lui une certaine hype faisant de lui l'un des rookies à suivre absolument. Cette (déjà) troisième livraison discographique qu'est "Section 80" va donc permettre de juger du talent du jeune homme originaire de Compton, où il passé sa jeunesse, faite d'études brillantes et de fusillades subies.
Le moins que l'on puisse dire à la première écoute de ce "Section 80", c'est que la barre est placée très haut. Véritablement très haut. Premier bon signe, il est quasiment impossible de zapper un seul morceau, tant la production, de qualité, est homogène et cohérente tout du long. Lamar se permet ainsi de placer l'addictif single "HiiiPower", véritable joyau de Boom Bap post-moderne et conscient produit par J.Cole, en dernière position, laissant le reste de l'album parler de lui-même, avec une redoutable efficacité.
En effet, les tracks s'enchaînent sans baisse de tension, dès le début, de l'enjoué et entraînant "Hol'Up" à l'atmosphérique "No Make-Up (Her Vice)", où Colin Munroe vient offrir un de ces hooks dont il a le secret, en passant par "A.D.H.D.", track pas si éloigné d'un ambiance à la Bone Thugs... Pièces maîtresses de ce "Section 80", mentionnons le sublime "Ronald Reagan Era", visité par RZA, chronique du LA des années 80, où la violence des gangs rythmait les jours et les nuits, mais aussi l'excellent "Keisha's Song (Her Pain)", porté par le refrain envoûtant d'Ashtro Bot, storytelling au féminin maîtrisé et tragique...
Il est compliqué de citer tous les tracks, tant l'homogénéité est de mise, mais signalons tout de même "The Spiteful Chant" qui sample allègrement "Iron" de Woodkid, "Kush & Corinthians" à l'atmosphère que n'aurait pas renié Currensy, ou encore le (vraiment) jazzy "Ab-Souls Outro", preuve de l’éclectisme du jeune MC. Mais ce qui ressort, c'est aussi la qualité d'écriture de K.Lamar, les lyrics étant peu ou prou ce qui se fait de mieux ces derniers temps, ni plus ni moins. le gamin de Compton délivre un rap social et conscient, mais jamais chiant ni moralisateur, évitant le piège de l'apologie, cherchant ses propres réponses, donnant ses propres clés. Dans cette démarche, Lamar marche dans les pas de MCs tels que Nas, Common ou Mos Def, et montre que la côté Pacifique a aussi des choses à dire, avec talent qui plus est.
Bref,au coeur de l'été, si l'on ne devait retenir qu'un album Hip Hop dans l'année 2011, ce serait sans doute "Section 80", tant la qualité, le contenu et la production donnent le change et nous prennent, malgré tout, un peu par surprise.
Kendrick Lamar - Ronald Reagan Era off Section.80 by TopDawgENT
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01/11/2010
[Chronique] Nottz - You Need This Music (2010)
Label: Raw Koncept
Date de sortie: 25 Octobre 2010
Production: Nottz.
Featurings: Travis Barker, Black Milk, Dwele, Bilal, Little Brother, Kardinal Offishall, Joy Denalane, Mayer Hawthorne, Asher Roth, Colin Munroe, Snoop Dogg, Royce Da 5'9", Joell Ortiz, Terese Cook.
Méconnu du grand public, Nottz est pourtant un fabricant régulier de bangers de qualité depuis ses premiers pas discographiques officiels sur la compilation "Lyricist Lounge Vol.1" du mythique label Rawkus. Il a ensuite officié avec une efficacité rarement mise en défaut pour des artistes tels que Busta Rhymes, Snoop Dogg, Kanye West, The Game, J Dilla ou encore Bilal, le genre de CV qui pèse dans la balance. Ces derniers temps, le beatmaker et MC originaire de Virginie refait parler de lui, notamment avec le très bon LP "Classic" qu'il a produit pour Rah Digga, d'ailleurs signée sur le label qu'il a fondé, à savoir Raw Koncept, tout est dit dans le nom. Et voici donc arriver le dense "You Need This Music", son premier opus solo au bout d'une douzaine d'années de carrière.
Et les hostilités commencent d'entrée, avec le puissant et vindicatif "Intro" où Travis Barker vient donner de la batterie pour mieux préparer nos nuques au déferlement de bangers à venir. "Fair Warning", du vintage Nottz, joyeux et bondissant, fait simplement le métier avec une imparable efficacité comme il est rare d'en entendre aujourd'hui. Vient ensuite le premier morceau de bravoure, le bien nommé "Blast That", où Nottz croise le fer avec son alter-ego de Detroit, Black Milk, sur un groove rond et addictif emmené par quelques riffs de guitare électrique ou envolée de batteries que n'aurait pas renié le kid de la Motor City. Le soufflé ne retombe pas avec le déjà connu "Shine So Brite", doté d'un incroyable kit batterie totalement contagieux. Le besoin est réel, et le morcea titre "You Need This Music" le résume avec une élégance et un savoir faire auxquels Dwele vient rajouter une douce couche de miel savoureux.
Soyons francs, point de suspense, cet album est une gifle sonore, un petit orgasme pour les oreilles, un plaisir addictif auquel on revient avec la certitude d'en repartir la nuque fatiguée. Nottz, en tant que beatmaker, est d'un éclectisme et d'une polyvalence rare tant en évitant la faute goût sans même jamais la frôler. De petits joyaux paisibles et reposants comme "How Long Will It Last" avec la chaleureuse Joy Denalane, "A Dream Come True", moment de recueillement pour les disparus, ou "I Still Love You" avec l'excellent Mayer Hawthorne viennent habiter le coeur de l'album en lui donnant un souffle plus intimiste et sans doute une certaine profondeur. Dans le même esprit, on signalera le single "Dontcha Wanna Be (My Neighbor)", où s'invitent les jeunots Asher Roth et Colin Munroe, véritable hymne au Hip Hop un brin "provincial" et sans artifices. On attend d'ailleurs avec impatience le EP commun avec Roth intitulé ... "The Rawth".
L'une des interrogations que pouvaient susciter ce disque concernait la capacité à rapper du principal interessé. Et bien, la réponse est clair et limpide, l'homme sait poser, et avec la manière. Il habite chaque track avec une maîtrise et un talent certains qui le placent d'emblée au sein de club très fermé des beatmakers avec un réel niveau de MC (on citera les évidents Kanye West ou Black Milk, à titre de comparaison). D'ailleurs, Nottz, n'hésite pas à se confronter sans rougir à quelques gachettes du rap game comme sur "The Cycle", où Joell Ortiz pose son flow de haut-vol. Dans la foulée, "Never Caught Slippin'" est visité par deux collaborateurs de longue date, à savoir le toujours laidback Snoop Dogg et le toujours tranchant Royce Da 5'9", tandis que "I Do It For Yawl" convie le canadien Kardinal Offishall et les Little Brother, chaque track offrant son quota de phases et de highlights. Enfin, en guise de conclusion, Nottz a le bon goût d'associer la voix magique de Bilal à son beat lancinant sur un "Right Here" qui décolle réellement sur son derniers tiers via quelques accords de guitare savoureux et quelques envolées vocales bien senties...
En un mot comme en cent, Nottz est dorénavant et simplement l'un des tous meilleurs beatmakers en place, assurant un niveau et une homogénéité aussi rare que bienvenue dans une année où les sorties de qualité se sont jusqu'ici comptées sur les doigts de la main. L'homme se fait aussi l'héritier évident de pionniers aussi prestigieux que J Dilla ou Pete Rock, dont il a su à la fois appréhender le son, s'en nourrir mais en aussi s'en démarquer en proposant une patte qui lui est propre et assez identifiable. "You Need This Music" n'a finalement fait que confirmer ce que nous savions déjà depuis un bon moment, mais aura eu le très savoureux et indispensable mérite de cristalliser ça sur quatorze tracks. C'est donc un sans faute pour Nottz qui, après "Classic" pour Rah Digga, connaît une année 2010 digne d'un All-Star. Gageons que celà n'est pas prêt de s'arrêter.
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21/10/2010
[Clip] Voisinage
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13/09/2010
[Chronique] Slum Village - Villa Manifesto (2010)
Label: E1 Records
Date de sortie: 27 Juillet 2010
Productions: Young RJ, J Dilla, Mr. Porter, T3, Madlib, Hi-Tek, Supa Dave West, Khrysis.
Featurings: J Dilla, Illa J, Posdnuos, Phife, Little Brother, Dwele, AB, Colin Munroe, Keys, ?uestlove.
"Villa Manifesto" ou la chronique d'un groupe génial mais pourtant maudit jusqu'à ses dernières heures d’existence. On ne rappellera pas l'histoire de Slum Village dans sa globalité, parcours fait de départ, de retours et de nouveaux membres, mais situons tout de même l'ambiance dans laquelle s'est réalisé ce dernier LP. Le groupe, constitué seulement de T3 et Elzhi depuis plusieurs années (si l'ont fait abstraction de Black Milk, finalement très présent à la production sur les précédents albums), a vu le retour tant attendu puis le décès brutal du mythique Baatin, membre essentiel à l'âme du groupe, comme le fût J Dilla (présent lui aussi de façon posthume). Ce "Villa Manifesto" aurait du donc être un rassemblement ultime, un chant glorieux mais résonne, malgré ses qualités, comme un requiem bancal et maladroit.
Maladroit, car des querelles troubles entre T3 et Elzhi quelques semaines avant la sortie de l'album sont venues gâcher le propos et le contenu, faisant disparaître plusieurs couplets du petit MC à lunettes, pourtant désormais la principale attraction vivante du groupe aux yeux de nombreux fans. Bancal, car si T3 semblait vouloir réunir ceux qui ont fait l'histoire de SV, il semble avoir oublié Black Milk ou encore Phat Kat. Les regrets sont donc bien présents à la lecture du tracklisting, malgré tout, il serait bête de bouder notre plaisir de réentendre Baatin ou Dilla, ou d'apprécier le vrai retour aux affaires du beatmaker Young RJ (ex-moitié du duo B.R. Gunnaz avec Black Milk)...
D'emblée, le son est bon, et le swag typique de Detroit se fait entendre, T3 occupant une place certaine au sein du disque. On redécouvre avec plaisir le beat de Dilla sur "Lock It Down" (présent sur "The War LP" de Waajeed en 2007), cette fois-ci garni des prestations de maître des trois MC's, le track sonnant au final comme un aboutissement ultime du son Slum Village. Son que l'on entendra aussi sur plusieurs sons produit par Young RJ: "2000 Beyond", où Jay Dee donne de la voix et ?uestlove de la batterie, "Um Um" (feat. Keys) ou encore l'excellent "The Reunion Part.2" où Baatin et T3 font des merveilles mais où Illa J (semblant prendre la place d'Elzhi...) accouche d'un rap sans maîtrise et sans âme se contentant de singer les gimmicks de son défunt frère au micro. On signalera aussi d'autres productions efficaces de Young RJ, comme le deep "Where Do We Go From Here" (où sont invités l'autre groupe désormais splitté Little Brother) ou le single un peu usant "Faster", sans doute gâché par le refrain de Colin Munroe. Mention spéciale tout de même au très réussi "Scheming", sorte de jubilé Native Tongues réunissant sous la même bannière feu J Dilla (décidément bien présent), Posdnuos (De La Soul) et Phife (A Tribe Called Quest), les nostalgiques apprécieront.
Mais d'autres beatmakers viennent faire sonner leur kit batterie, à l'instar de Khrysis, peignant l'introductif et cuivré "Bare Witness" (signalons DJ Babu aux cuts). Madlib nous offre une relift un chouia bodybuildé de son "Drink Up" (feat. Frank N Dank sur son album sorti chez BBe en 2008) avec "Earl Flinn", ce qui rallonge la liste des beats non-inédits... On notera avec intérêt les présences de Supa Dave West sur le bien nommé et funky "Dance" (avec le très adéquat AB aux refrains et choeurs) ou encore de Hi-Tek sur le plutôt enthousiasmant et très idoine "The Set Up". Et des locaux de l'étape Mr. Porter accompagné de T3, forgeant l'instrumental de "Don't Fight The Feeling", terriblement Slum, laidback et synthétique au départ (avec l'indispensable Dwele au refrain) pour se muer à mi-chemin en un afro beat métissé de sonorités indiennes où Baatin vient entonner ces chants hypnotiques dont il avait le secret.
Désormais seul maître à bord, T3, garant auto-proclamé d'un héritage lourd à porter, ne s'en tire pas moins avec les honneurs. Il est le fil rouge du groupe, et s'il n'a ni la technique d'Elzhi ou le charisme de Baatin, il reste un MC affûté et talentueux, et brille ici très nettement, track après track, à l'instar d'un Scottie Pippen à la retraite de Jordan. Evidemment, les couplets de Baatin sont pur bonheur et instants de grâce tandis que ceux d'Elzhi sont talent pur et maîtrise total de son art. Evidemment, l’ouïe ne peut qu'être flattée de ré-entendre J Dilla au beat comme au micro. Il n'en reste pas moins qu'il s'agit sans nul doute là de la dernière charge de la cavalerie, se faisant non sans heurts, et qu'il faut dorénavant faire notre deuil de ce groupe légendaire et savoir tourner la page.
Mais soyons clairs, si une amertume de fin de cycle accompagne inéluctablement l'écoute de cet album, il n'en reste pas moins que ce "Villa Manifesto" est produit avec efficacité, fait montres de jolies fulgurances et saura au final contenter un certain nombre de fans irréductibles et au delà. Un disque finalement très proche de "Trinity", dans le son comme dans les circonstances, mais qui, au demeurant, ne fera pas oublier ce qu'il aurait pu et du être si le destin avait été autre. On attend dorénavant la suite des aventures, à savoir les carrières solo de T3 et d'Elzhi (avec notamment un livre sur le flow et la technique rapologique pour ce dernier)...
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12/07/2010
[Clip] Plus vite!!!
En attendant un dernier album, "Villa Manifesto LP", qui s'annonce d'un fort bon calibre, les fraîchement séparés Slum Village nous livre la vidéo de leur premier single "Faster" avec la voix très identifiable de Colin Munroe. Enjoy!
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22/12/2009
[Clip] Immortel
Le duo de beatmakers Beatnick & K-Salaam réunit un casting hétéroclite mais talentueux avec 88-Keys, Bun B et Colin Munroe sur le très sympathique track "Don't Die" issu de leur non-moins agréable LP en free download "Where The Streets Have No Name". Enjoy!
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09/01/2009
[Clip] La leçon de piano
Le jeune chanteur Colin Munroe fait son chemin, et voici donc le clip tiré du très bon "Piano Lessons" de sa tape "The Unsung Hero". Black Milk pour une prod simple et efficace, le bon Joell Ortiz en invité, juste ce qu'il faut pour une écoute plaisante! Enjoy...
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Rip Laimbeer
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Libellés : black milk, clip, colin munroe, joell ortiz, the unsung hero
19/12/2008
[News] Rising star.
Avec une dégaine de chanteur pop pour minettes et la voix qui va avec, le jeune Colin Munroe n’aurait à priori rien à faire dans nos branchages. Sauf qu’à y regarder de plus prés, on s’aperçoit rapidement que le garçon a du goût, et qu’en plus, il sait s’entourer.
On retrouve ainsi sur sa première "mixtape", intitulée "Is The Unsung Hero" (disponible gratuitement ICI), des invités de choix. Citons, pour vous convaincre rapidement, le producteur de Detroit Black Milk (avec qui il a récemment collaboré sur la tuerie qu’est l’album Tronic), ou les MC’s nouvelle génération que sont Wale, Skyzoo ou Blaqstarr.
Munroe y délivre une pop fraiche et juvénile teintée de soul et de hip hop. Ses compositions aux douces et aux insouciantes mélodies vous seront vivement conseillées en ces temps de crise. Outre une ou deux reprises sans trop d’intérêt, cette première livraison contient assurément son lot de petites tueries. Comme, par exemple, les excellentes "Will I Stay", "Piano Lessons", ou "Last Cause". Gageons par ailleurs que ce chanteur/beatmaker devrait faire parler de lui assez rapidement.
En résumé, C’est cool, léger et pêchu. Et en plus, on le répète, c’est gratuit. Que demander de plus ?
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12/12/2008
[News] Nouvelle donne
L'excellente marque streetwear 10 Deep fait appel à DJ Benzi pour nous offrir "The New Deal", une mixtape de haut calibre et totalement actuelle. En effet, on y retrouve les artistes qui font ou feront sensation sous peu, de Common, Kanye West et Jay-Z en passant par une floppée de rookies excitants tels Kidz In The Hall, Kid Cudi, Wale, Colin Munroe, Charles Hamilton ou encore Jay Electronica. Bref un vrai panorama de l'avenir proche du rap game et plus...
La compile étant totalement gratuite, nous ne saurions que trop vous conseillez de vous en emparer ici-même. Hop, un cadeau de plus sous l'arbre de Noël, bande de veinards!
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01/12/2008
[Chronique] Black Milk - Tronic (2008)
Genre: Hip Hop from the D
Label: Fat Beats
Date de sortie: 28 Octobre 2008
Productions: Black Milk
Featurings: Pharaohe Monch, Royce Da 5'9", Sean Price, DJ Premier, Colin Munroe, Melanie Rutherford, AB.
La connexion se fait, un "Tronic" se laisse entendre, quelques volutes d'un piano mélancolique se succèdent et soudain le beat arrive. Black Milk est de retour, pour son album sophomore, celui qui vous classe ou casse un artiste, et ce premier track, "Long Story Short" replace la donne d'entrée. Les tympans viennent se faire flageller par la rythmique lourde et cinglante, le son est épique, héroique, sonnant la marche inéluctable d'un artiste désormais mature vers le succès, ou du moins la reconnaissance totale. Accompagné de Dwele aux cuivres, Curtis Cross situe en un morceau son évolution et son parcours, tant au niveau du beat que du texte, où mélodie, énergie et charisme viennent s'entremêler avec une rare justesse.
"Bounce" résume aussi un état d'esprit simple et direct, nous sommes aussi là pour nous fracturer les cervicales sur des batteries imparables, appuyées par des ambiances (évidemment) electroniques. Mais pas le temps de s'apesantir, Milk lache l'énormissime "Give The Drummer Sum" dont le beat totalement démentiel associé aux cuivres organiques amène une puissance telle qu'elle oblitérerait presque le flow impeccable du Detroiter, pourtant à un niveau certain de ce côté là aussi. S'en suit le plus paisible et basique "Without U" avec Colin Munroe, sympathique. Les hostilités reprennent sur le très retro et 80's "Hold It Down", où là encore la démonstration de flow se fait éclatante. Pas de temps mort, nous ne sommes pas sur le parquet des Pistons, Royce Da 5'9" déboule sur le bangerissime "Losing Out" qui finit de nous mettre K.O. question flow, rimes et tutti quanti, la complémentarité entre les deux MC's est d'ailleurs étincelante au point de souhaiter un projet commun dans l'avenir...
Et nous pourrions continuer ainsi, "Hell Yeah" et "Overdose" démontrant tant et encore l'aisance de l'ex-BR Gunna derrière les machines, notamment concernant la programmation des drums, mais ceci n'est plus un scoop, n'est-ce pas? Les B-boys du monde entier ne pourront ensuite que s'agenouiller des les premières secondes de "The Matrix", où sur un beat encore totalement fou rempli de cuts signés DJ Premier, Pharaohe Monch prouve une énième fois qu'il est littéralement un monstre au micro, nous faisant presque oublier un Sean Price certes plus conventionnel. Mais quel banger! On respire donc un peu avec le très bon et très soul "Try" où Milk rebondit lyricalement sur les samples de voix, et montre donc une réelle synergie entre ses beats et ses textes. "Tronic Summer" offre lui aussi une variation bienvenue et instrumentale, dans une énergie un brin nu soul electro...
On cloturera l'album avec la terrible "Elec Outro", dont l'ambiance et les drums hypnotiques viennent parachever une oeuvre d'une rare cohésion et puissance. Black Milk a grandi, évolué, travaillé son art pour toucher désormais des strates qui apparaissent sans limite, le tout en continuant d'abreuver la planète hip hop de ces beats (parfois en deça, convenons-en). Chapeau bas, on tient là encore l'un des albums de l'année (quelle période!)...
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Rip Laimbeer
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Libellés : ab, black milk, chronique, colin munroe, detroit, dj premier, dwele, pharaohe monch, royce da 5'9", sean price, tronic


