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08/03/2011
[Chronique] Raekwon - Shaolin VS Wu-Tang (2011)
Genre: Hip HopLabel: EMI Records
Date de sortie: 8 Mars 2011
Production: Oh No, Scram Jones, The Alchemist, Mathematics, Evidence, Kenny Dope, Cilvaringz, Bronze Nazareth, Bluerocks, Selasi, DJ Khalil, Sean C & LV, Xtreme, Tommy Nova.
Featurings: Method Man, Ghostface Killah, Inspectah Deck, Nas, Busta Rhymes, Jim Jones, Rick Ross, Black Thought, Lloyd Banks, Raheem Devaughn, Estelle.
On ne va pas refaire le match, si le Wu reste un crew emblématique presque 20 ans après sa création, peu parmi ses membres en portent encore fièrement l'étendard. Et même, soyons clairs, seuls Ghostface et Raekwon, immuable et inamovible paire, ne rendent pas les armes et coupent même quelques têtes au passage. Ce "Shaolin VS Wu-Tang", retour aux source assumé et bienvenu, ne déroge pas à la règle et vient dérouler un Boom Bap agressif à la sauce Kung-Fu qui a su si bien créer l'addiction par le passé.
Pourtant, point de RZA ici, le Chef a recruté une petite milice de mercenaires pour planter le décor de ses combats mettant plutôt l'accent sur un casting vocal de haut-vol, invitant quelques fines lames à croiser le fer en studio. Ainsi Busta Rhymes vient faire montre de son style de la grue sur "Crane Style", signé Scram Jones, qui produit aussi le track-titre, "Shaolin Vs Wu-Tang", ce dernier nous plongeant direct dans un ambiance on ne peut plus Wu, peut-être le côté soulful en moins. Non, ici Rae' fait dans le guerrier, dans le conquérant, dans le cuirassé, à l'image de "Every Soldier In The Hood", où lui et Method Man font des passes d'armes sur un beat belliciste forgé par Oh No.
Evidemment, le comparse Ghostface Killah est de la partie, notamment sur "Silver Rings" (produit par ... Cilvaringz), fleurant bon la période Wu Forever, sur le puissant et contagieux "Rock N Roll" (prod. de DJ Khalil), où officie aussi le flegmatique Jim Jones, ou encore sur "Molasses", en compagnie de Rick Ross (jamais aussi bon qu'en featuring), qui, bien que plaisant, pue un peu trop le déjà-vu pour ne pas faire se hausser un sourcil dubitatif. Signalons la présence de Nas, ami de longue date, sur un "Rich & Black" convaincant ou encore de l'excellent Black Thought (continuant ainsi sa connexion avec le Wu) sur le trop cliché et mélo "Masters Of Our Fate", qui cadre pourtant bien dans l'ensemble.
Ainsi, si aucun track ne sort réellement du lot et ne réussit à s'installer en potentiel classique, il n'en reste pas moins que ce LP s'affirme comme une pièce dense et cohérente où les deux facettes de son auteur, la réalité de la rue et la gimmick Wu-Tang, s'affrontent thématiquement et musicalement, s'entremêlant au final pour offrir un cinquième album solo réussi. Raekwon est ici dans la maîtrise, dans ses fondamentaux. Il ne réinvente pas le genre, mais parvient à délivrer un résultat solide qui saura donner satisfaction aux fans exigeants voire à quelques nostalgiques désabusés.
Article Rédigé et Publié par
Rip Laimbeer
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Libellés : black thought, busta rhymes, chronique, estelle, ghostface, jim jones, method man, nas, oh no, raekwon, raheem devaughn, rick ross, scram jones, shaolin vs wu-tang, the alchemist, wu-tang clan
16/01/2011
[News] Le beat ne fait pas le moine...
Au menu, Raekwon nous a concocté un opus qui s'annonce virulent et a invité quelques convives à festoyer en sa compagnie. Il y aura donc autour de la table les habituels Ghostface Killah, Method Man ou encore Inspecktah Deck, mais aussi l'excellent Black Thought (décidément très Wu ces derniers temps), Rick Ross, Jim Jones, Busta Rhymes, Nas, Lloyd Banks ainsi qu'une touche féminine apportée par Estelle. En bref, la chose s'annonce gargantuesque!
Article Rédigé et Publié par
Rip Laimbeer
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Libellés : black thought, busta rhymes, estelle, ghostface, inspectah deck, jim jones, lloyd banks, method man, nas, news, raekwon, rick ross, scram jones, shaolin vs wu-tang, wu-tang clan
31/05/2010
[Chronique] Reflection Eternal - Revolutions Per Minute (2010)

Genre: Hip Hop
Label: Blacksmith / Rawkus / Warner
Date de sortie: 18 Mai 2010
Production: Hi-Tek.
Featurings: Res, Bun B, Estelle, Jay Electronica, J Cole, Mos Def, Chester French, Bilal.
Depuis un peu plus d'une décade déjà, Talib Kweli parsème notre paysage auditif de projets divers et variés dont on retiendra, au delà de puissants classiques et de quelques morceaux de bravoure, une qualité constante et rarement mise en défaut. De Blackstar à Idle Warship, en passant par ses albums solo et, ce qui nous intéresse présentement, à savoir Reflection Eternal, le MC de Brooklyn a toujours su éveiller l'intérêt des backpackers les plus exigeants et gagner un solide statut difficile à remettre en cause. C'est donc avec ue certaine confiance que l'on se penche sur ce "Revolutions Per Minute", véritable réunion entre Kweli et son partenaire à la fois beatmaker, DJ et même parfois MC, Hi-Tek.
Une confiance qui ne sera pas trahie, puisque l'album nous propose d'entrée une succession de tracks réussis et particulièrement efficaces qui ne semble jamais prendre fin jusqu'au terme du disque. Variant les rythmiques et les ambiances, distillant intelligemment quelques invités de (très) bon aloi, le binôme fonctionne à merveille comme s'il n'avait jamais cessé de co-exister et nous rappelle parfois la maîtrise et la symbiose dont pouvait faire preuve un groupe légendaire et aujourd'hui défunt, à savoir Gangstarr.
Reflection Eternal fait parler la poudre avec quelques tueries évidentes comme "In This World" (où ils n'hésitent pas à scratcher la fameuse marque respect de Jay-Z envers Kweli), le bouncy mais néanmoins guerrier "Strangers (Paranoid)" avec le toujours efficace Bun B ou encore le jazzy "Just Begun" ou se retrouvent l'ami Mos Def, le très hypé Jay Electronica ainsi que J.Cole pour un posse track qu'on se passerait en boucle. Dans un registre plus crossover, le duo se fait et nous fait plaisir sur l'imparable "Midnight Hour" avec la douce Estelle et le rocky "Get Loose" en compagnie des Chester French, deux tracks complètement réussis dont on devine l'origine issue des expérimentations de Kweli avec son combo Idle Warship. Au delà de ces incontournables, le reste de ce "Revolutions Per Minute" est rempli de titres plus posés mais tout aussi agréables, à l'instar, parmi tant d'autres, de "City Playgrounds", "Ballad Of The Black Gold" ou encore "Ends" avec l'excellent Bilal.
En bref, on se trouve ici face un opus très homogène, sans temps mort ni faute de goût et sachant faire mouche. Talib Kweli est et reste un MC de haut vol, multipliant flows, thématiques et atmosphères, tout en imposant un réel charisme derrière le micro, la amrque des grands. Hi-Tek, après quelques errements ses dernières années, revient en grâce avec ce retour aux sources, produisant un Boom Bap aventureux et certainement pas statique, apte à le repositionner dans le haut du panier des beatmakers actuels. Au final, malgré une artwork décevant qu'il faudra ignorer, Reflection Eternal nous offre un des meilleurs albums de Hip Hop de cette première moitié d'année qui satisfaira un vaste panel d'auditeurs, nous les premiers!
Article Rédigé et Publié par
Rip Laimbeer
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21/05/2008
[Chronique] Kidz In The Hall - The In Crowd (2008)
Genre: Hip Hop
Label: Duckdown/Major League
Date de sortie: 12 Mai 2008
Production: Double-O, Black Milk
Featurings: Camp Lo, Estelle,Sean Price, Buckshot, Black Milk, Guilty Simpson, Bun B, Cool Kids, Pusha T, Phonte, Skyzoo, Travis McCoy, Donnis, Chip tha Ripper, Lil' Eddie, Fooch, Tim William, DJ G.I. Joe.
Après un "School Was My Hustle" prometteur sorti chez Rawkus en 2006, et deux mixtapes de bonne facture ("Detention" et "Geniuses Need Love Too"), revoici le duo de Chicago, cette fois-ci sur Duckdown (étonnante sortie de la part de ce label), paré pour les beaux jours avec son nouvel opus, j'ai nommé "The In Crowd". Dignes descendants du Hip Hop glorieux des années 90, Naledge le MC et Double-O le beatmaker forment un duo à l'ancienne façon Gangstarr qui pourtant vit bien à notre époque. Car à l'instar de leur compatriote Kanye West, les Kidz In The Hall ont su pleinement digérer plus d'une décennie de classiques afin d'en faire ressortir le meilleur des fumets accompagné d'une fraîcheur et d'une fougue indéniablement actuelle.
J'en veux pour preuve le morceau d'ouverture de l'album, "Black Out", où le beat complètement early 90's vient frapper nos tympans avec un bonheur non feint, le tout accompagné de scratchs sauvages et maitrisés de DJ G.I. Joe. S'en suit le plutôt agréable et très "Good Music" "Paper Trail" featuring Phonte (Little Brother), où l'on retrouve le style originel des KITH. Nouveau changement de cap avec le son suivant, puisque le single "Drivin' Down The Block" nous fait bouncer sur un son très dirty main néanmoins hyper efficace rythmé par le sample de Masta Ace (tiré de son "Born To Roll") sur le refrain et d'un hommage bienvenu au "Elevators (Me & You)" d'Ouykast lors du bridge. Bref, en trois sons, on cerne déjà la pluralité artistique de nos deux larrons, qui excellent sans sourciller dans chaque atmosphère.
Naledge est un MC doué , il le prouve tout au long de cet album pourtant parsemé de featurings, mais toujours de bon aloi et jamais de trop. Des légendaires Camp Lo sur le funky "Snob Hop" à la savoureuse Estelle sur le très frais et dansant "Love Hangover", en passant par les artistes maison (Duckdown oblige!) Sean Price et Buckshot sur le classique mais efficace "The Pledge", chaque invité apporte sa pierre à l'édifice d'un disque qui s'avère réellement solide et plaisant de bout en bout. On citera aussi les inévitables "voisins" de Detroit, Guilty Simpson et Black Milk, qui viennent maltraiter à bon escient le banger "Middle Of The Map". Le remix collégial de "Drivin' On The Block" invite quand à lui les très hype Cool Kids, le toujours frais Bun B et l'excellent Pusha T des Clipse, pour un track qui tend à devenir un classique pour les clubs!
Dans ses tracks plus "solo", le duo prodigue un son frais, riche en sample Soul et inévitablement rapprochable des sonorités "Good Music" (notamment les deux premiers LP de Kanye), mais finalement, n'est-ce pas une touche typique de la Windy City? Quoiqu'il en soit, tous les tracks passent come une lettre à la poste et l'on se plait à écouter cet album carrossé en boucle sans coup férir! On ne saurait donc que se féliciter de la sortie de "The In Crowd", qui arrive à point nommé pour acceuillir les beaux jours et nous accompagner vers les chaleurs estivales et pourquoi l'album dancefloor de Common, histoire de rester à Chi City!
Article Rédigé et Publié par
Rip Laimbeer
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27/04/2008
[Chronique] Estelle - Shine (2008)
Label: Homeschool Records
Date de sortie: 06 Mai 2008
Productions: Will.I.Am, Wyclef Jean, Jerry "Wonda" Duplesis, Keezo Kane, Mark Ronson, Supa Dups, Johnny Douglas, Steve Mckie, Tom Craskey, Jack Splash, Swizz Beatz.
Featurings: John Legend, Kanye West, Cee-Lo, Kardinal Offishall.
Rien de tel pour préparer votre été qu’une bonne dose de musique soleilleuse. Et pour dorer aimablement vos tympans, le jeune chanteuse Estelle nous propose son nouvel album, "Shine", sur le label de John Legend, Homeschool Records.
Sans entrer dans les détails, on peut dire, dans un premier temps, qu’à l’aide d’une voix délicate et charmeuse et d’une équipe de beatmakers musclés, la belle propose un parfait compromis entre une musique R’n’B accessible et éclectique, mais néanmoins raffinée.
Will.I.Am annonce la couleur d’entrée, en produisant l’excellente et massive "Wait A Minute" (reprenant d’ailleurs le sample de Les McCann déjà usé sur les "10 Crack Commandments" de Biggie), où Estelle enchaîne chant et rap avec brio. Le leader des Black Eyed Peas persiste et signe avec le single foutrement tubesque "American Boy" (l’auditeur averti remarquera que le beat était déjà présent sur son album "Songs About Girls", sous le nom de "Impatient") en compagnie de Kanye West, dont la fraicheur rappellerait presque le groove des anciens Jamiroquai.
L’album propose ainsi des ambiances variées, mais toujours très soignées. Comme, par exemple, "Magnificent" (produite par le remarqué Mark Ronson) aux ensoleillées sonorités jamaïquaines et visité par le canadien Kardinal Offishall amenant ses vibes dancehall, ou encore la smooth et envoutante "Back In Love", où Estelle finit de nous convaincre qu’elle possède une vrai voix, légère et gracieuse, capable d’accompagner différents styles musicaux avec panache. On retrouve également John Legend, pour un featuring digne de ce nom, sur "You Are", où les deux tourtereaux font preuve d’une belle alchimie, sur une production classique mais diablement efficace. Le fougueux Cee-Lo et le talentueux Jack Splash des Plantlife viennent également gratifier nos oreilles avec la brillante et chique "Pretty Please", à la bonne humeur totalement contagieuse.
Tout sied donc à la jeune femme, et "Shine" est au final un album très carrossé aux sonorités distinguées, à la fois sobres et très efficaces, trendy et facile d’accès, et constitue indéniablement un des meilleurs album du genre depuis longtemps. Alors, oubliez l’auto bronzant, et laissez donc Estelle éclairer votre été.
Article Rédigé et Publié par
Onelight
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27/02/2008
[News] Le garçon américain...
Article Rédigé et Publié par
Rip Laimbeer
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