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30/03/2011
[News] Éternel retour
Toujours au rayon des nouvelles têtes, citons Big K.R.I.T., en provenance du Mississippi, dont le nom commence à sérieusement tourner. Après de nombreuses tapes plus ou moins remarquées, l'homme nous délivre un LP totalement gratuit au casting forcément sudiste et à l'ambiance carrossée."ReturnOf4Eva" reçoit donc les visites de gaillards tels que David Banner, Ludacris, Bun B et Chamillionaire mais aussi celle plus soulful de Raheem Devaughn, l'homme aux featurings. Avis aux amateurs de sale Sud, le téléchargement se passe par ici!
Article Rédigé et Publié par
Rip Laimbeer
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Libellés : big k.r.i.t., bun b, chamillionaire, david banner, download, ludacris, news, raheem devaughn, returnof4eva
08/03/2011
[Chronique] Raekwon - Shaolin VS Wu-Tang (2011)
Genre: Hip HopLabel: EMI Records
Date de sortie: 8 Mars 2011
Production: Oh No, Scram Jones, The Alchemist, Mathematics, Evidence, Kenny Dope, Cilvaringz, Bronze Nazareth, Bluerocks, Selasi, DJ Khalil, Sean C & LV, Xtreme, Tommy Nova.
Featurings: Method Man, Ghostface Killah, Inspectah Deck, Nas, Busta Rhymes, Jim Jones, Rick Ross, Black Thought, Lloyd Banks, Raheem Devaughn, Estelle.
On ne va pas refaire le match, si le Wu reste un crew emblématique presque 20 ans après sa création, peu parmi ses membres en portent encore fièrement l'étendard. Et même, soyons clairs, seuls Ghostface et Raekwon, immuable et inamovible paire, ne rendent pas les armes et coupent même quelques têtes au passage. Ce "Shaolin VS Wu-Tang", retour aux source assumé et bienvenu, ne déroge pas à la règle et vient dérouler un Boom Bap agressif à la sauce Kung-Fu qui a su si bien créer l'addiction par le passé.
Pourtant, point de RZA ici, le Chef a recruté une petite milice de mercenaires pour planter le décor de ses combats mettant plutôt l'accent sur un casting vocal de haut-vol, invitant quelques fines lames à croiser le fer en studio. Ainsi Busta Rhymes vient faire montre de son style de la grue sur "Crane Style", signé Scram Jones, qui produit aussi le track-titre, "Shaolin Vs Wu-Tang", ce dernier nous plongeant direct dans un ambiance on ne peut plus Wu, peut-être le côté soulful en moins. Non, ici Rae' fait dans le guerrier, dans le conquérant, dans le cuirassé, à l'image de "Every Soldier In The Hood", où lui et Method Man font des passes d'armes sur un beat belliciste forgé par Oh No.
Evidemment, le comparse Ghostface Killah est de la partie, notamment sur "Silver Rings" (produit par ... Cilvaringz), fleurant bon la période Wu Forever, sur le puissant et contagieux "Rock N Roll" (prod. de DJ Khalil), où officie aussi le flegmatique Jim Jones, ou encore sur "Molasses", en compagnie de Rick Ross (jamais aussi bon qu'en featuring), qui, bien que plaisant, pue un peu trop le déjà-vu pour ne pas faire se hausser un sourcil dubitatif. Signalons la présence de Nas, ami de longue date, sur un "Rich & Black" convaincant ou encore de l'excellent Black Thought (continuant ainsi sa connexion avec le Wu) sur le trop cliché et mélo "Masters Of Our Fate", qui cadre pourtant bien dans l'ensemble.
Ainsi, si aucun track ne sort réellement du lot et ne réussit à s'installer en potentiel classique, il n'en reste pas moins que ce LP s'affirme comme une pièce dense et cohérente où les deux facettes de son auteur, la réalité de la rue et la gimmick Wu-Tang, s'affrontent thématiquement et musicalement, s'entremêlant au final pour offrir un cinquième album solo réussi. Raekwon est ici dans la maîtrise, dans ses fondamentaux. Il ne réinvente pas le genre, mais parvient à délivrer un résultat solide qui saura donner satisfaction aux fans exigeants voire à quelques nostalgiques désabusés.
Article Rédigé et Publié par
Rip Laimbeer
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Libellés : black thought, busta rhymes, chronique, estelle, ghostface, jim jones, method man, nas, oh no, raekwon, raheem devaughn, rick ross, scram jones, shaolin vs wu-tang, the alchemist, wu-tang clan
15/11/2010
[Chronique] Hezekiah - Conscious Porn (2010)
Genre: Hip HopLabel: Soulspazm Records
Date de sortie: 25 Octobre 2010
Production: Hezekiah.
Featurings: Talib Kweli, Bahamadia, Cody Chestnutt, Peedi Crakk, Raheem Devaughn, Aaron Livingston, Tu Phace, Criss Harris, Tanikka Charrae, Poindexter, D.r.e.s. ( Tha Beatnik), Kezaih, Ishe.
Après deux albums solides et salués par la critique, le MC et beatmaker Hezekiah nous revient en cette fin d'année avec un nouvel album, "Conscious Porn", où se mêlent reflexions et gros son sur fond de chant du cygne. En effet, l'artiste de Philadelphie est un homme éreinté par l'industrie musicale et raccroche ici ses gants (bien qu'il souhaite à priori continuer à confectionner des beats), décision que l'on pourrait rapprocher de celles de Lupe Fiasco en son temps ou de Disiz, plus proche de nous. Quoiqu'il en soit, Hezekiah nous laisse ce testament discographique en guise d'orgasme final, jugeons sur pièce.
"Conscious Porn" est un album court et dense, allant à l'essentiel, à l'instar d'un film pour adulte. Après donc un léger préliminaire fait d'une intro et du bien trop court "She Male", les choses sérieuses commencent avec le cuivré et terrible "All Rays", qui augure du meilleur quand à la suite des évènements. L'on était à peu près sûr de prendre notre pied, et c'est bel et bien le cas, "Cornbread" déboule ainsi, excellent cover du "Blues & Pants" de James Brown (notons les cuivres de Me So Horny, la section cuivre de Hez'), aidé d'un refrain tout à fait adéquat de D.r.e.s. et d'un texte énumérant les chanteuses RnB tel des hardeuses sur les couvertures froissées de magazines planquées sous un lit d'adolescent.
S'en suit un track à l'atmosphère totalement opposée et plus réflexive, "If This World Were Mine", exercice sur le pouvoir et ses conséquences où Raheem Devaughn vient poser un refrain soulful à souhait. "Movers And Shakers" enchaîne avec une instrumentalisation électrique et dense qui prouve le niveau d'Hezekiah derrière les consoles. On citera aussi l'excellent et addictif posse cut "Hold It Now" à l'ambiance retro et festive où, entre autres, Peedi Crack vient étaler son flow charismatique. On retrouvera aussi le bouillant single "Here's To The World" avec l’électrisant Aaron Livingston aux choeurs. Invités de choix, Talib Kweli et Bahamadia viennent donner de la voix sur le véhément et rockeux "Fired Up" qui, pourtant, n'est pas le titre le plus intéressant de l'opus.
On lui préfera l'excellent et doux "What Kind Of Cool", où Cody Chestnutt fait des merveilles, et qui conclue admirablement bien un album à l'efficacité redoutable. Pas de doute, Hezekiah est un artiste en marge, loin de l'auto-masturbation généralisée et des tendances du beatmaking, il suit son bonhomme de chemin en totale indépendance, tirant même sa révérence au plus haut de sa forme artistique. Mais celà n'est-il pas préférable car, comme il le dit lui-même: "I'm forever growing / Some hate it, some love it / Some artists don't nothing really change but their album cover"...
Article Rédigé et Publié par
Rip Laimbeer
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Libellés : aaron livingston, bahamadia, chronique, cody chesnutt, conscious porn, hezekiah, peedi peedi, raheem devaughn, soulspazm records, talib kweli
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