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20/05/2013
[News] Au Milieu Coule La Rivière...
Intitulé "Mississip'hip", ce EP, en prémisse d'un album à venir vers la fin de l'année, fait la part belle à des samples de Blues, couplés à des rythmiques puissantes. A signaler également un featuring avec les efficaces MC's que sont Phat Kat et Raashan Ahmad. Vous pourrez par ailleurs vous faire une idée précise de la chose ci-dessous. Enjoy!
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18/06/2012
[News] Prison Groovy
Preuve en est avec son troisième album, "Suff Sells", paru ce mois-ci chez les allemands de Melting Pot Music.
Un opus qui devrait ravir les amateurs de Hip Hop moelleux et de Nu-Soul raffiné, et où l'on retrouve quelques MC's de renoms comme Elzhi ou Phat Kat, et quelques doux vocalistes, à l'image de Miles Bonny. Un vrai travail de professionnel, en somme. Avis aux amateurs!
Suff Daddy - Suff Sells (album snippet mix) by MPMCGN
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11/06/2012
[News] Renaissance de bonne augure?
D'années en année, divers projets plus ou moins officiels tentent de ressuciter la mémoire de feu J Dilla, pourtant toujours bien présente dans nos coeurs et surtout nos oreilles... Arrive donc "Rebirth Of Detroit", où encore une fois des beats "inédits" de James Yancey vont se faire habiter par divers talents locaux tels que les évidents Guilty Simpson, Phat Kat, Illa J, Frank Nitt ou Fat Ray (pour ne citer qu'eux), Amp Fiddler, mais aussi Chuck Inglish des Cool Kids, Danny Brown ou encore Boldy James...En bref, un casting plutôt alléchant sur des productions qui, à l'écoute du sampler ci-dessous, semblent certes sympathiques, revisitant plusieurs périodes du beatmaker légendaire, mais donnant surtout une forte atmosphère de redite et de "chutes" fignolées pour l'occasion. Les amateurs seront ravis ou courroucés, mais nos rétines sont déjà irrités par l'immondice qui sert de pochette au projet... On jugera sur pièce.
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07/12/2010
[Chronique] Cris Prolific - Art / Money Vol.1 (2010)
Genre: Hip HopLabel: 45 Scientific
Date de sortie: Novembre 2010
Production: Cris Prolific
Featurings: Kev Brown, Roddy Rod, Black Milk, Wildchild, Ta'Raach, Ursula Rucker, K Banger, Illa J, Large Professor, Ayo, MED, Hi Fi, Ali, Capadonna, Phat Kat, Guilty Simpson, Baatin, Rep Life, Stacy Epps, Mr. Complex, Pharoahe Monch.
Véritable précurseur hexagonal du beat jaydeesque et aventurier grâce à deux maxis très avant-gardistes, "People" (sorti sur l’éminent label Versatile en 2004) et "Worlwide" (2007), Cris Prolific a su par la suite se faire ardemment désirer jusqu'à tombé dans l'oubli. Son premier album étant attendu depuis maintenant plus de trois ans.
Voici enfin venir ledit objet devenue une authentique arlésienne, "Art / Money Vol. 1", qui voit le jour sur le label 45 Scientific, choix au final plus ou moins surprenant (l’homme ayant produit des artistes comme Hi-Fi). Outre le relatif et dommageable anonymat qui entoure cette sortie, un problème d’envergure se pose rapidement: la musique du français est-elle toujours d’actualité après autant d’années de silence radio? Surtout au sein d’une scène qui s’est depuis bien développée.
Premier indice, tous les titres (ou presque) issus des maxis précédents sont présents, ce qui représente au passage un intérêt quelque peu limité, mais ne souffrent pas démesurément de leurs âges respectifs. "Worldwide" et sa fusion Hip House deep et feutrée faisant toujours son petit effet, notamment grâce à l’habileté microphonique de MED. "People" et "Confusion" (respectivement avec Ta’Raach et Ayo), quant à elles, se veulent toujours sympathiques, quoiqu’ayant quelques petits relents "lounge".
Pour le reste, nous avons là un album incontestablement consistant au casting plutôt impressionnant et très connoté Detroit. Car tout tourne ici en grande partie autour du son de la Motor City et de son inégalable génie feu J Dilla, honoré ici par trois titres. "Voyage", planant et envoutant néanmoins gâché par le flow léthargique et inoffensif du frérot Illa J. "To My Man J Dilla" où son collaborateur de la première heure, l’imposant Phat Kat, vient poser sa voix rocailleuse sur un beat nostalgique assez efficace. Puis "Aquarius", ultime hommage jazzy et instrumentale plutôt sympathique. On retrouve également les emblématiques MC’s Black Milk (sur "Innovators" en compagnie de Wildchild), feu Baatin (sur la douce "Fondations" avec Stacy Epps) et Guilty Simpson, qui fait des merveilles sur le banger sombre et jouissif "Kill Em All", clairement taillé sur mesure. Toute la fine fleur du Michigan, en quelque sorte.
Notons aussi la présence de Pharoahe Monch, toujours impeccable sur "Scream Shout", brise nuque riche en basse, et du combo Kev Brown / Roddy Rod, fers de lance du défunt Low Budget. Prolific a enfin eu la bonne idée de faire appel à des français, et pas n’importe lesquels, puisqu’Ali (ex-Lunatic, s'il est besoin de le rappeler) et Hi-Fi viennent brillamment croiser le fer avec Capadonna sur l’excellente "Origami". Où quand deux anciennes gloires du Hip Hop indé hexagonal s’associent enfin sur une prod’ un tant soit peu moderne. Voilà qui ne fait vraiment pas de mal.
Concrètement, la perception que l'on a du style futuriste et groovy de Cris Prolific a tout même pris du plomb dans l’aile. Car il s’agit bel et bien là de l’album qu’on aurait aimé entendre en 2008. Et même si "Art / Money Vol.1" offre un contenu plutôt bon dans l'ensemble et s’avère pour le coup parfaitement plaisant de bout en bout, le tout n’a par conséquent plus vraiment le même impact à l'heure d'aujourd'hui. On attendra néanmoins avec curiosité et intérêt le second volet, prévu pour l’année à venir, en espérant cette fois ci qu’un bien meilleur sens du timing soit de mise…
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11/10/2009
[Clip] Le choc des Titans!
Quand V-Styles réunit sur un seul et même track Royce Da 5'9", Rapper Big Pooh, Elzhi et Phat Kat, il peut effectivement appeler son track "Clash Of The Titans" sans sourciller, car ces MC's sont de véritables tueurs à gages! Malgré une vidéo un peu cheap, on ne boudera pas notre plaisir d'entendre ces quatres fantastiques kicker ensemble! Enjoy...
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10/09/2009
[News] L'Arlésienne...

Attendu depuis 2 ans déjà, le premier album du beatmaker hexagonale Cris Prolific devrait enfin voir le jour officiellement, et ce, en Octobre prochain, toujours sur son label de prédilection 45 Scientific.Doté d"un tracklisting assez impressionnant, avec entre autres feu Baatin, Black Milk, Guilty Simpson, Medaphoar, Illa J, Phat Kat, Large Professor ou encore Ursula Rucker, "Art/Money Vol.1" devrait logiquement nous offrir un bon moment. Wait & Listen...
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22/08/2009
[Clip] Guerre des étoiles
Et on revient sur le très bon album de Harmonic 313 (l'un des nombreux alias du pionnier Mark Pritchard), "When Machines Exceed Human Intelligence", avec ce clip tiré du remix de l'excellent "Battlestar" escorté par les deux croisières interstellaires made in Detroit que sont Phat Kat et Elzhi. Enjoy!
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23/06/2009
[Chronique] J Dilla - Jay $tay Paid (2009)

Genre: Hip Hop from the D
Label: Nature Sound Recordings
Date de sortie: Juin 2009
Productions: Jay Dee a.k.a J Dilla
Featurings: Blu, Lil Fame, Danny Brown, Phat Kat, Black Thought, Doom, Havoc, Raekwon, Frank Nitty, Diz Gibran, Illa J, Que D.
A l’heure où les projets posthumes abondent plus ou moins officiellement, parler de la musique de la musique du défunt Jay Dee s’avère être compliqué, tant on pourrait perdre toute objectivité.
Histoire de remettre un peu les pendules à l’heure quand à l’influence massive du génial beatmaker sur la scène actuelle, un autre as de la MPC, j’ai nommé Pete Rock, a eu la bonne idée, en collaboration avec le Label Nature Sound et Ma Dukes (la mère de James Yancey), de regroupés des beats inédits (pour la plupart) à ce jour sous la forme d’un show radio hosté et mixé par ses soins.
Et, alors que les dernières apparitions officielles en date de Dilla n’étaient que des réutilisations des compositions de l’album de "Donuts", on ne pouvait qu’attendre ce LP avec un enthousiasme non feint. Mais, à l’heure où son style se voit copié dans tous les sens, ce genre de projet trouve t-il encore un intérêt majeure?
Bien, force est de constater que ce "Jay $tay Paid" condense à merveille tout ce que Jay Dee a pu faire de mieux. Certainement choisis parmi toutes ses beat tapes (que les plus malins ont su se procurer sur la toile), tous les beats en présence reflètent chacun une période clé de l’œuvre musical du génie de Detroit.
Autant sa période électro récente, une des plus impressionnantes, avec par exemple la tuerie "In The Night/While You Slept" minimal et hypnotique au possible, ou "Expensive Whip", avant-gardiste à souhait. Que sa période plus soulfull et psychée, comme sur l’envoutante "King", ou la superbe "Milk Money". Ce qui nous amène à dire avec fermeté que James Yancey est surement un des seuls producteurs a avoir su résumer en quelques mesures toute l’énergie et la créativité de la musique de Detroit, de la froideur minimaliste de la techno au groove de la Motwon.
Mais ce projet n’est pas uniquement instrumentale, et plusieurs MC's de choix ont été convié. Des habitués de longue date, comme Frank Nitty ou Phat Kat (son tout premier collaborateur au sein de 1st Down, si il est besoin de le rappeler). Mais également des têtes plus inédites, comme la valeur montante de L.A, Blu, qui honore "Smoke" bien comme il faut, le MC masqué Doom, qui expose encore une fois son aisance sur les compo de Dilla ("Fire Wood Drumtix"), ou le jeune rookie de Detroit Danny Brown, qui démontre une certaine agilité sur l’excellente" Dilla Bot Vs The Hybrid". On a également le plaisir de voir des vétérans tel que Havoc et Reakwon (parfaitement à leurs aises sur l'énormissime "24k Rap") ou encore Lil Fame de MOP. Et, on a même le droit à une petite réunion de famille sur une instrumentale mélancolique et planante période Fantastic avec "See That Boy Fly", qui réuni le petit frère Illa J et le cousin Que D.
Autre point, plus négatif celui là, la présence de Pete Rock au mix apporte hélas un petit côté vieillot sur certains tracks, ce qui nous rappel à quel point Dilla n’avait pas son pareil au niveau du mixage. Problème que l’on avait également ressenti sur "The Shining", mixé à l’époque par Karriem Riggins. Chose qui ne rend donc pas forcement justice à l’avant-gardisme évident de certains beats.
Maman Yancey veut donc légitimement garder son fils en vie musicalement, et ce "Jay $tay Paid" fait office d’hommage prolixe et brillant, voir carrément jouissif par moment, pouvant même parfaitement faire figure d’ultime testament sonore. Il serait donc judicieux que la famille du défunt producteur reste sur une aussi bonne note, histoire de mieux passer à autre chose…
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03/03/2009
[Chronique] Harmonic 313 - When Machines Exceed Human Intelligence (2009)

Genre: Electro
Label: WARP
Date de sortie: Fevrier 2009
Production: Mark Pritchard a.k.a Harmonic 313.
Featurings: Elzhi, Phat Kat & Steve Spacek.
On vous en a pas mal parlé au cours de ces derniers mois, voici enfin le premier LP de Harmonic 313 alias Mark Pritchard, beatmaker australien multi-facettes, visionnaire et coutumier des pseudos multiples (ce dernier étant déjà derrière des projets tels que Troubleman ou Global Communication).
Sous l’alias d’Harmonic 313 et avec ce "When Machine Exceed Human Intelligence", comme son nom tend à l’indiquer, le sieur Pritchard fait honneur aux machines et opte pour un son très métallique, brutal et résolument électronique, en hommage direct à la ville de Detroit. Il continue ainsi, et pour notre plus grand plaisir, dans la droite lignée des deux EP précédents ("EP 1" et "Dirtbox", dont on retrouve juste quelques titres ici), avec une ambiance sombre, où nappes de synthétiseurs glaciales cohabitent avec des basses rondes et percutantes.
Le dub de l’excellente "Dirtbox", l’explosive "Cyclotron" et "No Way Out" donnent le ton d’entrée, dans un style des plus rugueux. Avec une structure particulière, que l’on retrouve sur pratiquement tous les morceaux, à savoir une montée crescendo des synthés et des lignes de basses, pour un effet carrément hypnotique. S’en suit les plus posées et étranges "Köln" et "Galag A", riches en sonorités 8 bits du meilleur effet. Pritchard nous rappelle ensuite qu’il sait aussi faire dans le plus pêchu, avec "Word Problem", la solide mais un peu trop convenu "Battlestar", honorée par un combo de MC’s de la Motor City ( l’incisif Phat Kat et l’extraterrestre Elzhi) et la massive "Call To Arms", banger en puissance, qui vous désintégrera les cervicales avec la manière.
On passera les plus dispensables "Flash" et "Don’t Panic", moins accrocheuses, sans être dénuées d’intérêt pour autant. Pour mieux s’attarder en revanche, sur la superbe "Falling Away", chantée par le trop rare mais génial Steve Spacek, qui nous rappelle au bon souvenir des deux classiques de ce dernier, "Curvatia" et "Vintage Hi Tech", avec une soul avant-gardiste puissante, où la voix chaude du soulman contraste avec un beat froid et mélancolique. Enfin, l’album se termine par l’ébouriffante "Quadrant 3", à l’atmosphère presque cinématographique, avec un final de nappes douces totalement envoutant.
"When Machines Exceed Human Intelligence" est au final un album dense et fascinant. Mark Pritchard impressionne par sa maîtrise, variant les ambiances et les rythmes, et ponctuant habilement le tout de petites interludes robotiques. On lui reprochera éventuellement des constructions un poil trop répétitives. Passé ce détail, on peut affirmer sans risque que l’on tient ici le premier grand album de musique électronique de ce début d’année.
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22/12/2008
[News] Serial Banger!

Messieurs, préparez vos tympans, l'imposant MC de Detroit Phat Kat devrait donner suite à son déjà très convaincant "Carte Blanche" sorti l'an dernier, et ce dès le mois de Mars prochain, avec "Katakombz".
A nouveau prévu sur le label Look Records, ce nouvel opus devrait logiquement proposer un nombre conséquent de bangers sombres et rugueux, avec des productions signées Flying Lotus, Black Milk, Nick Speed, Madlib ou encore du beatmaker français Astronote. Get ready!
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17/08/2008
[Chronique] Elzhi - The Preface (2008)
Date de sortie: 12 Août 2008
Productions: Black Milk, T3, DJ Dez.
Featurings: Black Milk, Guilty Simpson, Royce Da 5'9", T3, Phat Kat, Fat Ray, Fatt Father, Danny Brown, Ayah, AB, Fes Roc.
Le voilà enfin! Après un "Euro-Pass" sympathique mais en demi-teinte (ce n'était qu'un prélude), Elzhi nous arrive finalement avec cet album, qui cette fois, est le bon. Flashback: 1998, Elzhi est un MC solo bossant avec DJ Houseshoes et ses travaux d'époque ne sortiront que bien plus tard. 2000, Elzhi se rapproche de Waajeed puis de Jay Dee pour lequel il pose le légendaire "Come Get It" sur "Welcome 2 Detroit". Baatin l'invite ensuite à participer à quelques morceaux de Slum Village, le reste fait partie de l'histoire... "The Preface" est donc, finalement le premier véritable opus d'Elzhi, et c'est avec un réel bonheur que nous l'insérons dans la platine!
D'entrée, nous replongeons dans le son rugueux et massif de Detroit, samples de soul (mais pas systématiques, fort heureusement) se mêlent aux rythmiques musclées et guerrières pour offrir un canevas de choix aux lyrics toujours incroyablement affutés du Zhi! En effet, avant toute chose, il faut bien statuer d'un fait: Elzhi est l'un des tout meilleurs MC's sur le globe actuellement, concéquence d'un flow et d'un débit totalement imparables accompagnés d'un sens de la formule particulièrement redoutable. “I’m living fast, but cash is moving slow in motion/I’m going through ups and downs like I’m roller coaster ridin'/Hiding feelings behind a wide grin/I almost died inside when I couldn’t provide ends”. L'homme est versatile, s'adapte à tous les sons et les thèmes à sa guise, même s'il reste ici, pour notre plus grand plaisir, dans un territoire bien connu.
Les bangers s'enchainent quasiment sans discontinuer, Black Milk étant quasi omniprésent derrière les machines. On citera donc, dans l'ordre, l'efficace "The Leak", le puissant "Guessing Game", le déjà entendu mais très plaisant "Motown 25" featuring Royce Da 5'9", le classique "Colors", le remix façon posse cut du déjà très bon "Fire" visité par tout Motor City (Guilty Simpson, Black Milk, Fat Ray, Fatt Father, Danny Brown), le sombre et tribal "D.E.M.O.N.S." (qui explore le "Mal" là où il se niche), le plus laidback mais excellent "Yeah" accompagné du compère Phat Kat et son sample de saxo lancinant, le conquérant "Hands Up" dont les kicks viennent résonner dans notre cage thoracique avec véhémence ou encore (!) le finalement très représentatif "What I Write" où le lyriciste démontre l'étendue de ses talents... La liste est longue...
Les autres tracks étaient déjà présents sur "Euro-Pass", comme l'amoureux "Transitional Joint" ou encore "Talking In My Sleep", mais n'en restent pas moins des petites perles que l'on réecoute avec délectation. Et si l'opus procure une sensation d'uniformité et de cohérence, Black Milk n'a pourtant pas joué dans la redite (parfois son péché mignon), et propose un panel de beats varié, allant donc du banger rentre-dedans au track plus posé et mélodique, propices aux introspections du dernier membre de Slum Village. T3 vient tout de même produire le très "milkien" "Save Ya", déjà entendu lui aussi. Mais qu'on ne si trompe pas, Elzhi et Black Milk offre ici une complémentarité véritable, digne des meilleurs duos MC/beatmaker (on pense à Gangstarr ou Pete Rock & C.L. Smooth), et l'on ne souhaite qu'une chose: que cette entente continue!
En bref, on tient là un très bon album, véritablement solide et homogène et à priori intemporel, qui plaira à de nombreuses oreilles, du fan aguerri à l'amateur de boom bap plus classique en passant ceux apprécient les lyrics léchés, et j'en passe... On reverrait tout ce beau monde très bientôt, pas de doute là dessus, puisque le prochain album de Slum Village est déjà en route (Detroit reste LA ville du Fordisme!), avec notamment le probable retour de Baatin dans le groupe, et que Black Milk fignole son prochain solo intitulé "Tronic". Miam!
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11/03/2008
[Chronique] Fat Ray & Black Milk - The Set Up (2008)

Les habitués savent que, là-haut, dans les branchages du Stereotree, nous sommes particulièrement friands du son made in Detroit. Nous vous avions déjà évoqué "The Set Up" dans nos colonnes, voici donc logiquement la chronique complète de cet opus rassemblant les talents de Fat Ray et du "all-around player" Black Milk.D'entrée de jeu, l'amateur éclairé de son "raw" façon Motor City s'y retrouvera complètement, pas de suspense là-dessus. Les deux larrons nous délivrent un son brut et lourd, viril et suintant le goudron. De ce genre de son qui vous donne une envie irrépressible de hocher la nuque violemment, quitte à passer pour malade aux yeux des passants. Black Milk n'est pas venu épauler Fat Ray seulement pour mettre son nom sur la cover, mais bien pour tirer banger sur banger, ses caisses de munitions ne semblant jamais se vider réellement...
Lyricalement, on connait déjà l'habileté et le flow de Milk, on mettra donc l'accent sur le gros Ray, qui possède lui aussi d'évidents "skillz" en la matière. Histoire de parfaire l'affaire, on retrouvera avec un plaisir non feint Phat Kat et Elzhi (formant prochainement un duo nommé Cold Steel) sur l'excellent "The Focus", le toujours énorme Guilty Simpson sur l'imparable et viril "Bad Man" (et son terrible hook façon dancefloor entonné par Scorpion), ou encore le poulain de Milk, j'ai nommé Nametag, sur le massif "Lookout". Les autres tracks sont en duo, ce dernier fonctionnant parfaitement, la gouaille et la présence de Ray se mariant efficacement à l'indéniable talent (derrière le micro ET les machines) de Milk.
On citera aussi l'énervé "Not U" avec son sample de guitare électrique très "BR Gunnaz", le "Ruff Draftien" "When It Goes Down", l'efficace "Take Control" featuring AB aux choeurs, ou encore le conquérant bien que lassant "Nothing To Hide" au rang des titres sortant du lot. La qualité générale de cet opus pourtant sorti sans battages est clairement au dessus de la moyenne et viendra nourrir toutes les Detroit heads en quête de beats fleurant bon l'asphalte. D'autant que ce mois-ci, l'ami Guilty Simpson nous sort son "Ode To The Ghetto", chroniqué très prochainement...
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26/02/2008
[Chronique] Dabrye - Get Dirt EP (2008)

Dabrye aka Tadd Mullinix, est un homme discret qui aime prendre son temps. Deux ans après avoir livré un 3eme album mémorable, Two/Three sur Ghostly International, et imposer définitivement une véritable identité sonore, notre homme sort enfin de l’ombre avec un nouvel EP, toujours sur ledit label.
Morceau inédit provenant des sessions d’enregistrement de son dernier opus datant de 2006, l’éponyme "Get Dirty", qui se retrouve par ailleurs rappée par A.G, constitue ainsi l’atout majeur de cette nouvelle livraison. Les fans du son Dabryeesque seront aux anges, tant cette track possède une véritable puissance qui percute littéralement l’auditeur dés les premières mesures. Sonorités sombres et effrayantes, samples vocaux inquiétants, basse crade et agressive et drums au rythme irrégulier, pas de doute, "Get Dirty" est une véritable claque sonore made in Detroit dont seul Dabrye a le secret.
Autre atout de cet EP, le remix de l’immuable "Game Over", en compagnie de Jay Dee et Phat Kat, par le jeune et fringuant Flying Lotus (même si les fans assidus du bonhomme connaitront déjà le titre). Exercice assez délicat ("Game Over" possède en effet une rythmique assez particulière) dont le producteur de L.A. sort avec les honneurs, en livrant une production puissante parfaitement adaptée au flow des MC’s, sans pour autant faire oublier l’originale.
Le remix de "Air" par Kode 9 est lui un peu plus dispensable, hormis pour les fans de sonorités Dubset made in England.
Malgré le côté un peu réchauffé de ce Get Dirty EP, nul doute que ce dernier saura combler les fans, tout en attisant sévèremment leur impatience quand à un projet véritablement nouveau.
15/12/2007
[Chronique] Phat Kat - Carte Blanche (2007)

Artiste hautement emblématique de la scène Hip Hop de Detroit , ayant collaboré à de très nombreuses reprises avec Jay Dee ,notamment sur leur premier groupe 1st Down ,ou encore avec Dabrye sur le Banger ultime "Game Over" , Phat Kat aka Ronnie Cash nous revient enfin , sur Look Record , après un bon opus en 2004 sur Barak Records . Soyons clair, cet album est de qualité, et il ne fait aucun doute qu'il saura pleinement combler les fans du Hip Hop Made in Detroit.
Ce "Carte Blanche" contient en effet tout ce que l’on peut espérer venant de ce charismatique MC collaborant avec les pointures de la production locale. Les Fans de bon Boom Bap seront eux aussi conquit par cet album qui ne manque définitivement pas d’arguments de poids .
Brillant majoritairement par les productions du regretté Jay Dee aka J Dilla , (Nasty Ain ‘t It,Cold Steel,My Old Label et Game Time sont toutes 4 des véritables brise nuques en puissance ) , le reste de l’album n’est pas en reste et on en prend plein ls oreilles . Black Milk nous régal avec « Get It Started » et « Danger » ( déjà sur son précédents EP Broken Wax) et son compère au sein de BRGunna , Young Rj ,est loin de faire de la figuration et signe aussi 2 perles ,le délicat « Lovely » et le très bon « True Story part 2 » .
Homogène et captivant de bout en bout , « Carte Blache « est un album solide et accrocheur qu’aucune fautes de goût ne vient gâcher . Vous voilà prévenu .
A noté en bonus le gros classique "Don't Nobody Care About Us " ;
TURN IT UP !
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OneLighT
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