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25/09/2013
[News] Poison et paradis
C'est donc avec curiosité que nous accueillons l'énigmatique "Dismal". Ce nouvel extrait fait suite au déjà excellent "Perfected On Puritan Ave." et nous dévoile un album aux sonorités 70's, cinématique et obscur à souhait.
De plus, les guests de "No Poison No Paradise" sont annoncés et nous retrouverons, entre autres, Ab, Mel, Quelle Chris, Robert Glasper ou Dwele. L'album sera disponible le 15 Octobre. L'année 2013 est loin d'être finie!
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elCabrown
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01/11/2010
[Chronique] Nottz - You Need This Music (2010)
Genre: Hip HopLabel: Raw Koncept
Date de sortie: 25 Octobre 2010
Production: Nottz.
Featurings: Travis Barker, Black Milk, Dwele, Bilal, Little Brother, Kardinal Offishall, Joy Denalane, Mayer Hawthorne, Asher Roth, Colin Munroe, Snoop Dogg, Royce Da 5'9", Joell Ortiz, Terese Cook.
Méconnu du grand public, Nottz est pourtant un fabricant régulier de bangers de qualité depuis ses premiers pas discographiques officiels sur la compilation "Lyricist Lounge Vol.1" du mythique label Rawkus. Il a ensuite officié avec une efficacité rarement mise en défaut pour des artistes tels que Busta Rhymes, Snoop Dogg, Kanye West, The Game, J Dilla ou encore Bilal, le genre de CV qui pèse dans la balance. Ces derniers temps, le beatmaker et MC originaire de Virginie refait parler de lui, notamment avec le très bon LP "Classic" qu'il a produit pour Rah Digga, d'ailleurs signée sur le label qu'il a fondé, à savoir Raw Koncept, tout est dit dans le nom. Et voici donc arriver le dense "You Need This Music", son premier opus solo au bout d'une douzaine d'années de carrière.
Et les hostilités commencent d'entrée, avec le puissant et vindicatif "Intro" où Travis Barker vient donner de la batterie pour mieux préparer nos nuques au déferlement de bangers à venir. "Fair Warning", du vintage Nottz, joyeux et bondissant, fait simplement le métier avec une imparable efficacité comme il est rare d'en entendre aujourd'hui. Vient ensuite le premier morceau de bravoure, le bien nommé "Blast That", où Nottz croise le fer avec son alter-ego de Detroit, Black Milk, sur un groove rond et addictif emmené par quelques riffs de guitare électrique ou envolée de batteries que n'aurait pas renié le kid de la Motor City. Le soufflé ne retombe pas avec le déjà connu "Shine So Brite", doté d'un incroyable kit batterie totalement contagieux. Le besoin est réel, et le morcea titre "You Need This Music" le résume avec une élégance et un savoir faire auxquels Dwele vient rajouter une douce couche de miel savoureux.
Soyons francs, point de suspense, cet album est une gifle sonore, un petit orgasme pour les oreilles, un plaisir addictif auquel on revient avec la certitude d'en repartir la nuque fatiguée. Nottz, en tant que beatmaker, est d'un éclectisme et d'une polyvalence rare tant en évitant la faute goût sans même jamais la frôler. De petits joyaux paisibles et reposants comme "How Long Will It Last" avec la chaleureuse Joy Denalane, "A Dream Come True", moment de recueillement pour les disparus, ou "I Still Love You" avec l'excellent Mayer Hawthorne viennent habiter le coeur de l'album en lui donnant un souffle plus intimiste et sans doute une certaine profondeur. Dans le même esprit, on signalera le single "Dontcha Wanna Be (My Neighbor)", où s'invitent les jeunots Asher Roth et Colin Munroe, véritable hymne au Hip Hop un brin "provincial" et sans artifices. On attend d'ailleurs avec impatience le EP commun avec Roth intitulé ... "The Rawth".
L'une des interrogations que pouvaient susciter ce disque concernait la capacité à rapper du principal interessé. Et bien, la réponse est clair et limpide, l'homme sait poser, et avec la manière. Il habite chaque track avec une maîtrise et un talent certains qui le placent d'emblée au sein de club très fermé des beatmakers avec un réel niveau de MC (on citera les évidents Kanye West ou Black Milk, à titre de comparaison). D'ailleurs, Nottz, n'hésite pas à se confronter sans rougir à quelques gachettes du rap game comme sur "The Cycle", où Joell Ortiz pose son flow de haut-vol. Dans la foulée, "Never Caught Slippin'" est visité par deux collaborateurs de longue date, à savoir le toujours laidback Snoop Dogg et le toujours tranchant Royce Da 5'9", tandis que "I Do It For Yawl" convie le canadien Kardinal Offishall et les Little Brother, chaque track offrant son quota de phases et de highlights. Enfin, en guise de conclusion, Nottz a le bon goût d'associer la voix magique de Bilal à son beat lancinant sur un "Right Here" qui décolle réellement sur son derniers tiers via quelques accords de guitare savoureux et quelques envolées vocales bien senties...
En un mot comme en cent, Nottz est dorénavant et simplement l'un des tous meilleurs beatmakers en place, assurant un niveau et une homogénéité aussi rare que bienvenue dans une année où les sorties de qualité se sont jusqu'ici comptées sur les doigts de la main. L'homme se fait aussi l'héritier évident de pionniers aussi prestigieux que J Dilla ou Pete Rock, dont il a su à la fois appréhender le son, s'en nourrir mais en aussi s'en démarquer en proposant une patte qui lui est propre et assez identifiable. "You Need This Music" n'a finalement fait que confirmer ce que nous savions déjà depuis un bon moment, mais aura eu le très savoureux et indispensable mérite de cristalliser ça sur quatorze tracks. C'est donc un sans faute pour Nottz qui, après "Classic" pour Rah Digga, connaît une année 2010 digne d'un All-Star. Gageons que celà n'est pas prêt de s'arrêter.
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Rip Laimbeer
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13/09/2010
[Chronique] Slum Village - Villa Manifesto (2010)
Genre: Hip Hop from the DLabel: E1 Records
Date de sortie: 27 Juillet 2010
Productions: Young RJ, J Dilla, Mr. Porter, T3, Madlib, Hi-Tek, Supa Dave West, Khrysis.
Featurings: J Dilla, Illa J, Posdnuos, Phife, Little Brother, Dwele, AB, Colin Munroe, Keys, ?uestlove.
"Villa Manifesto" ou la chronique d'un groupe génial mais pourtant maudit jusqu'à ses dernières heures d’existence. On ne rappellera pas l'histoire de Slum Village dans sa globalité, parcours fait de départ, de retours et de nouveaux membres, mais situons tout de même l'ambiance dans laquelle s'est réalisé ce dernier LP. Le groupe, constitué seulement de T3 et Elzhi depuis plusieurs années (si l'ont fait abstraction de Black Milk, finalement très présent à la production sur les précédents albums), a vu le retour tant attendu puis le décès brutal du mythique Baatin, membre essentiel à l'âme du groupe, comme le fût J Dilla (présent lui aussi de façon posthume). Ce "Villa Manifesto" aurait du donc être un rassemblement ultime, un chant glorieux mais résonne, malgré ses qualités, comme un requiem bancal et maladroit.
Maladroit, car des querelles troubles entre T3 et Elzhi quelques semaines avant la sortie de l'album sont venues gâcher le propos et le contenu, faisant disparaître plusieurs couplets du petit MC à lunettes, pourtant désormais la principale attraction vivante du groupe aux yeux de nombreux fans. Bancal, car si T3 semblait vouloir réunir ceux qui ont fait l'histoire de SV, il semble avoir oublié Black Milk ou encore Phat Kat. Les regrets sont donc bien présents à la lecture du tracklisting, malgré tout, il serait bête de bouder notre plaisir de réentendre Baatin ou Dilla, ou d'apprécier le vrai retour aux affaires du beatmaker Young RJ (ex-moitié du duo B.R. Gunnaz avec Black Milk)...
D'emblée, le son est bon, et le swag typique de Detroit se fait entendre, T3 occupant une place certaine au sein du disque. On redécouvre avec plaisir le beat de Dilla sur "Lock It Down" (présent sur "The War LP" de Waajeed en 2007), cette fois-ci garni des prestations de maître des trois MC's, le track sonnant au final comme un aboutissement ultime du son Slum Village. Son que l'on entendra aussi sur plusieurs sons produit par Young RJ: "2000 Beyond", où Jay Dee donne de la voix et ?uestlove de la batterie, "Um Um" (feat. Keys) ou encore l'excellent "The Reunion Part.2" où Baatin et T3 font des merveilles mais où Illa J (semblant prendre la place d'Elzhi...) accouche d'un rap sans maîtrise et sans âme se contentant de singer les gimmicks de son défunt frère au micro. On signalera aussi d'autres productions efficaces de Young RJ, comme le deep "Where Do We Go From Here" (où sont invités l'autre groupe désormais splitté Little Brother) ou le single un peu usant "Faster", sans doute gâché par le refrain de Colin Munroe. Mention spéciale tout de même au très réussi "Scheming", sorte de jubilé Native Tongues réunissant sous la même bannière feu J Dilla (décidément bien présent), Posdnuos (De La Soul) et Phife (A Tribe Called Quest), les nostalgiques apprécieront.
Mais d'autres beatmakers viennent faire sonner leur kit batterie, à l'instar de Khrysis, peignant l'introductif et cuivré "Bare Witness" (signalons DJ Babu aux cuts). Madlib nous offre une relift un chouia bodybuildé de son "Drink Up" (feat. Frank N Dank sur son album sorti chez BBe en 2008) avec "Earl Flinn", ce qui rallonge la liste des beats non-inédits... On notera avec intérêt les présences de Supa Dave West sur le bien nommé et funky "Dance" (avec le très adéquat AB aux refrains et choeurs) ou encore de Hi-Tek sur le plutôt enthousiasmant et très idoine "The Set Up". Et des locaux de l'étape Mr. Porter accompagné de T3, forgeant l'instrumental de "Don't Fight The Feeling", terriblement Slum, laidback et synthétique au départ (avec l'indispensable Dwele au refrain) pour se muer à mi-chemin en un afro beat métissé de sonorités indiennes où Baatin vient entonner ces chants hypnotiques dont il avait le secret.
Désormais seul maître à bord, T3, garant auto-proclamé d'un héritage lourd à porter, ne s'en tire pas moins avec les honneurs. Il est le fil rouge du groupe, et s'il n'a ni la technique d'Elzhi ou le charisme de Baatin, il reste un MC affûté et talentueux, et brille ici très nettement, track après track, à l'instar d'un Scottie Pippen à la retraite de Jordan. Evidemment, les couplets de Baatin sont pur bonheur et instants de grâce tandis que ceux d'Elzhi sont talent pur et maîtrise total de son art. Evidemment, l’ouïe ne peut qu'être flattée de ré-entendre J Dilla au beat comme au micro. Il n'en reste pas moins qu'il s'agit sans nul doute là de la dernière charge de la cavalerie, se faisant non sans heurts, et qu'il faut dorénavant faire notre deuil de ce groupe légendaire et savoir tourner la page.
Mais soyons clairs, si une amertume de fin de cycle accompagne inéluctablement l'écoute de cet album, il n'en reste pas moins que ce "Villa Manifesto" est produit avec efficacité, fait montres de jolies fulgurances et saura au final contenter un certain nombre de fans irréductibles et au delà. Un disque finalement très proche de "Trinity", dans le son comme dans les circonstances, mais qui, au demeurant, ne fera pas oublier ce qu'il aurait pu et du être si le destin avait été autre. On attend dorénavant la suite des aventures, à savoir les carrières solo de T3 et d'Elzhi (avec notamment un livre sur le flow et la technique rapologique pour ce dernier)...
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13/04/2010
[News] Ce que veulent les femmes...

Avis aux fans, le soulman de Detroit, j'ai nommé Dwele, nous revient cet été, plus précisément le 29 Juin, pour un nouvel album. Cet opus s'intitulera "W.W.W. (W.orld W.ants W.omen)", toute une histoire...
En guise de hors d'oeuvre, voici le premier single, "What's Not To Love", qui est loin, soyons francs, d'être époustouflant. Espérons quelque chose de moins sirupeux pour le disque final, sinon l'ami Dwele risque de vite prendre la poussière sur les étagères à défaut de rendre folle les ménagères!
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17/08/2009
[Clip] Voyageuse
Dwele aime chanter et il aime aussi se retrouver derrière la caméra pour cliper ses potes ou ses tracks persos! Voici donc le sympathique et langoureux "Travelin' Girl"... Enjoy!
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13/08/2009
[Clip] A la régulière...
En attendant le 5ème album studio de Slum Village, "Villa Manifesto", qui aura forcément une couleur un peu spéciale en raison du décès de Baatin, voici le premier extrait clippé, "Actin Normal" en attendant celui de "Cloud 9", tous deux réalisés par Dwele. Mis en musique par Karriem Riggins, ce track émouvant vu le contexte, ne nous rend que plus impatient quand à la sortie de l'album. Enjoy...
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02/03/2009
[News] Route en travaux
Le chanteur de Detroit, Dwele, se rappelle encore à nous via ses petits clips "improvisés". Il s'agit aujourd'hui de "Workin' On It", sympathique hommage à feu J Dilla. Enjoy...
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20/01/2009
[Clip] Investiture
Quand l'ami Dwele s'ennuie à la maison, il se réalise un petit clip en solo, comme ça, pour le plaisir. Il s'agit de "How I Deal (Waitin On Obama)". 'Nuff said, enjoy!
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01/12/2008
[Chronique] Black Milk - Tronic (2008)

Genre: Hip Hop from the D
Label: Fat Beats
Date de sortie: 28 Octobre 2008
Productions: Black Milk
Featurings: Pharaohe Monch, Royce Da 5'9", Sean Price, DJ Premier, Colin Munroe, Melanie Rutherford, AB.
La connexion se fait, un "Tronic" se laisse entendre, quelques volutes d'un piano mélancolique se succèdent et soudain le beat arrive. Black Milk est de retour, pour son album sophomore, celui qui vous classe ou casse un artiste, et ce premier track, "Long Story Short" replace la donne d'entrée. Les tympans viennent se faire flageller par la rythmique lourde et cinglante, le son est épique, héroique, sonnant la marche inéluctable d'un artiste désormais mature vers le succès, ou du moins la reconnaissance totale. Accompagné de Dwele aux cuivres, Curtis Cross situe en un morceau son évolution et son parcours, tant au niveau du beat que du texte, où mélodie, énergie et charisme viennent s'entremêler avec une rare justesse.
"Bounce" résume aussi un état d'esprit simple et direct, nous sommes aussi là pour nous fracturer les cervicales sur des batteries imparables, appuyées par des ambiances (évidemment) electroniques. Mais pas le temps de s'apesantir, Milk lache l'énormissime "Give The Drummer Sum" dont le beat totalement démentiel associé aux cuivres organiques amène une puissance telle qu'elle oblitérerait presque le flow impeccable du Detroiter, pourtant à un niveau certain de ce côté là aussi. S'en suit le plus paisible et basique "Without U" avec Colin Munroe, sympathique. Les hostilités reprennent sur le très retro et 80's "Hold It Down", où là encore la démonstration de flow se fait éclatante. Pas de temps mort, nous ne sommes pas sur le parquet des Pistons, Royce Da 5'9" déboule sur le bangerissime "Losing Out" qui finit de nous mettre K.O. question flow, rimes et tutti quanti, la complémentarité entre les deux MC's est d'ailleurs étincelante au point de souhaiter un projet commun dans l'avenir...
Et nous pourrions continuer ainsi, "Hell Yeah" et "Overdose" démontrant tant et encore l'aisance de l'ex-BR Gunna derrière les machines, notamment concernant la programmation des drums, mais ceci n'est plus un scoop, n'est-ce pas? Les B-boys du monde entier ne pourront ensuite que s'agenouiller des les premières secondes de "The Matrix", où sur un beat encore totalement fou rempli de cuts signés DJ Premier, Pharaohe Monch prouve une énième fois qu'il est littéralement un monstre au micro, nous faisant presque oublier un Sean Price certes plus conventionnel. Mais quel banger! On respire donc un peu avec le très bon et très soul "Try" où Milk rebondit lyricalement sur les samples de voix, et montre donc une réelle synergie entre ses beats et ses textes. "Tronic Summer" offre lui aussi une variation bienvenue et instrumentale, dans une énergie un brin nu soul electro...
On cloturera l'album avec la terrible "Elec Outro", dont l'ambiance et les drums hypnotiques viennent parachever une oeuvre d'une rare cohésion et puissance. Black Milk a grandi, évolué, travaillé son art pour toucher désormais des strates qui apparaissent sans limite, le tout en continuant d'abreuver la planète hip hop de ces beats (parfois en deça, convenons-en). Chapeau bas, on tient là encore l'un des albums de l'année (quelle période!)...
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Rip Laimbeer
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27/10/2008
[Chronique] Jazzanova - Of All The Things (2008)

Genre: SoulLabel: SOnar Kollektiv
Date de sortie: Octobre 2008
Productions: Jazzanova, Henrik Swcharz
Featurings: Phonte, Paul Randolph, Ben Westbeech, Leon Ware, Jose James, Dwele, Bembe Segue, Azymuth, Joe Dukie, Pedro Martins, Thief
Terminé, le Broken Beat lancinant si particulier du groupe berlinois Jazzanova, fondateur du label Sonar Kollektiv, pour ce nouvel album, "Of All The Things". Qui, depuis 7 ans et "In Between" (sans compter les deux albums de remix, et les nombreuses compilations), s’est fait attendre bien comme il faut.
Alors, du coup, que reste t il au talentueux crew allemand ?
Fort de ses diverses facettes musicales, et comme le laissaient présager les multiples compilations "Secret Love", ainsi que le sympathique album "Belle et Fou" (B.O d’une comédie musicale, sortie il y a deux ans), c’est plus sur une Soul rétro, métissée et classieuse que l’accent est mis ici.
La démarche n’étant pas forcement des plus originale par les temps qui courent, difficile de s’en réjouir totalement.
Heureusement, Jazzanova conserve globalement son style mélodique et rythmique si particulier, en y rajoutant une touche acoustique et live. " Look What You Doin’" , par exemple, malgré une prestation vocale sans conviction de Phonte, séduit immédiatement par sa fraicheur et la profondeur de sa production . Ce qui n’est en revanche pas forcement le cas des quatre pistes suivantes, le fade single "Let Me Show Ya" et "I Can’t See" (chanté par un Ben Westbeech un peu mollasson, bien que d’ordinaire assez sémillant), dont les productions manquent cruellement de charisme. Idem pour "Little Bird", qui, malgré la présence du crooner jazz Jose James, peine sérieusement à convaincre. Jusqu’à l’excellente "Rockin’ You Eternaly", qui brille par une composition Soul légère, et surtout par un duo vocale inédit, composé par Dwele et le trop méconnu sorcier soul Leon Ware (producteur de Marvin Gaye sur l’album "I Want You", entre autres). Un choc des générations pertinent et tout bonnement inlassable. On retrouve ensuite Phonte, qui rap enfin un peu, pour la sympathique "So Far From Home", pour un Boom Bap acoustique pas forcement extraordinaire, mais plaisant.
La bande berlinoise muscle ensuite complètement son jeux, avec une deuxième partie d’album plus variée, et nettement plus accrocheuse. De l’ensoleillée "Lucky Girl", à l’excellente "Gafferia", et son ambiance brésilienne des plus délectable (en compagnie d’autres artistes emblématiques, Azymuth), à la petite perle jazzy "Morning Scapes", chantée par la trop rare Bembe Segue. Notons, pour finir, en guise de bonus , l’agréable remix de "Let Me Show Ya" par Henrik Schwarz, dans une veine plus deep et broken beat, clairement dans la continuité des anciens travaux du groupe.
Jazzanova signe donc ici un retour plutôt réussi, avec un tour d’horizon de leurs différentes influences musicales (Folk, Soul, musiques brésiliennes etc.), en affichant une volonté claire de se renouveler, sans pour autant ennuyer. Même si l’on pointera du doigt un certain manque de consistance sur quelques pistes. Ceci dit, on aurait vraiment tort de s’en priver.
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09/09/2008
[News] Let Them Show You!

Alors que le label Sonar Kollektiv a récemment fêté ses 10 années d'existence, ce sont les patrons en personne, j'ai nommé Jazzanova, qui décident enfin de revenir sur le devant de la scène.
Alors qu'ils nous avaient habitués à des compilations léchées depuis quelques années, c'est cette fois avec un nouveau LP (après le relatif et injuste échec de "In Between" en 2002), nommé "Of All The Things" que le collectif berlinois devrait refaire surface à la fin de ce mois. Et, quitte à faire les choses bien, ces derniers ont eu la bonne idée d'inviter, entre autres, Ben Westbeech, Dwele, Leon Ware, Phonte ou encore Bembe Segue. Voilà qui augure du meilleur pour un album Soul/Broken Beat/Hip Hop frais et groovy à souhait.
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23/08/2008
[News] Gin Tronic

Le 28 Octobre sera un jour à marquer d'une pierre blanche. En effet, le jeune et talentueux producteur et MC de Detroit, Black Milk, sortira son second album, sobrement intitulé "Tronic". Un album dans lequel nous aurons le plaisir de croiser des artistes tels que Dwele, Royce Da 5'9" (qui revient décidement en force), AB (qui devient le hook artist par excellence du D), Melanie Rutherford, Clin Munroe ainsi que Pharaohe Monch, Sean Price et DJ Premier ensemble pour un "The Matrix" qui devrait envoyer sérieusement.Mais ne nous emballons pas, Black Milk est capable de faire dans la redite, même s'il a sans aucun doute gardé ses plus gros bangers pour ce solo! Wait & see, donc! Rendez-vous en Octobre ou même avant pour les premiers extraits!
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25/06/2008
[Chronique] Dwele - Sketches Of A Man (2008)

Genre: Nu-Soul from the DLabel: KOCH Records
Date de sortie: Juin 2008
Producteurs: Dwele, Nottz, G1.
Featurings: Slum Village, Lloyd Dwayne, J. Tait.
Andwele Gardner, alias Dwele, c’est un peu le mec qui nous laisse systématiquement insatisfait à chacune de ses prestations.
Après sa récente collaboration avec Kanye West sur la très électro "Flashing Lights", ou son assez incroyable et confidentiel album sous le pseudonyme Johnsmyname (où il chantait sous hélium sur des beats funky et cosmiques) en 2006, on était clairement en droit d’attendre quelque chose d’innovant et de surprenant. Que nenni, sur ce "Sketches Of A Man", 3ème album du bonhomme, rien de nouveau à signaler, si ce n’est la bonne vieille recette fender rhodes/drums/voix suave.
Alors, que penser d’un artiste qui se complait dans un immobilisme musical des plus total?
De la frustration, forcément, car compte tenu du talent de ce soulman hors-pair et de sa capacité à évoluer dans d’autres univers musicaux, dur de se contenter encore une fois d’une Nu Soul jazzy laidback made in Detroit. D’autant plus que le chanteur/producteur installe une certaine routine jusque dans la construction et la structure même de ses albums. Mais, d’un autre côté, difficile de ne pas se laisser porter, une fois de plus, car la qualité reste définitivement au rendez vous. Ce 3ème album se veut même plus complet, agréable et moins paresseux que le précédent, "Some Kinda".
Dwele parvient en effet à séduire l’auditeur avec des compositions fraiches et up-tempo (c’est d’ailleurs avec ses dernières que l'on prend le plus de plaisir), comme l’excellente "Feels So Good" ou la terrible "Shady", qui renvoie directement à ses premiers travaux du "Rize EP" de 1998, moins surproduit et plus "ruff", ou des passages plus smooth, avec l’efficace single "I'm Cheatin", que l’on préférera cependant dans sa version remixée avec Slum Village, ou la très bonne reprise de Body Caldwell "Open Yours Eyes", déjà présente dans le premier EP des Platinum Pied Pipers (et accessoirement samplée par Jay Dee sur la superbe "The Light" de Common sur "Like Water For Chocolate"), habilement réenregistrée pour l’occasion.
Il ne perd pas non plus les bonnes habitudes, en invitant en bon voisin le duo Slum Village sur un track, "Brandy", une fois de plus réussi . Comme toujours, hélas cette fois, l’album contient également quelques déchets, des petits excès de facilité, avec des ballades un peu trop ordinaires ou des compositions au groove inexistant ("Body Rock"). On appréciera également les usuelles tracks de courtes durées qui parsèment l’album, avec une mention spéciale pour "Workinonit", clin d’œil et hommage à son ami défunt Jay Dee, qui reprend, entre autres, les fameux "The Worst Band Of The World" des 10Cc et "Only One Can Win" de The Sylvers, utilisés par ce dernier sur son posthume "Donuts".
Les albums de Dwele se suivent et se ressemble donc . Et, malgré la légère animosité que cela peut suscité pour l’auditeur exigeant, difficile de bouder son plaisir quand l’intéressé maitrise autant son sujet.
Mais, juré, la prochaine fois on se fâche, hein.
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Onelight
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Libellés : chronique, detroit, dwele, sketches of a man, slum village
11/06/2008
[Clip] Tricheur!

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Rip Laimbeer
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Libellés : clip, detroit, dwele, i'm cheatin, sketches of a man
14/02/2008
[News] Roue de secours...

Article Rédigé et Publié par
Rip Laimbeer
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